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jeudi, juin 11, 2015

Souveraineté: la CAQ croit que les Québécois vont «se tanner» d'ici trois ans

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Publié par La Presse Canadienne le mercredi 10 juin 2015 à 18h12. Modifié par Jacques Thériault à 18h24.
Souveraineté: la CAQ croit que les Québécois vont «se tanner» d'ici trois ans
coalitionavenirquebec.org/
QUÉBEC ? Le chef de la Coalition avenir Québec (CAQ), François Legault, est convaincu que les électeurs québécois vont «se tanner» d'entendre parler de la question nationale d'ici la prochaine élection générale prévue dans trois ans.
Deux jours après une douloureuse défaite qui a permis aux libéraux d'arracher la circonscription de Chauveau aux caquistes, M. Legault s'interrogeait, mercredi, sur les raisons de l'insensibilité des électeurs au discours de la CAQ contre les hausses de taxes.

«Pour les gens de Chauveau, une augmentation de taxe scolaire de 33 pour cent, ce n'est pas le sujet le plus important pour eux, a-t-il dit lors d'un point de presse. Et, écoutez, je remarque que M. (Philippe) Couillard, même de Rome, demandait des précisions à François Legault sur sa position sur la question nationale, et puis, en fin de semaine dernière, il m'interpellait sur la séparation du Québec.»

Tout comme il l'avait fait lundi soir après avoir pris acte du résultat du scrutin, M. Legault a attribué ce revers à une stratégie du premier ministre Couillard qui l'a interrogé sur la position des caquistes concernant la place du Québec dans le Canada.

«Je suis profondément convaincu que les Québécois, incluant à Québec, d'ici trois ans, vont se tanner de ce dossier-là puis ils vont vouloir parler d'autre chose, ils vont vouloir parler de comment on fait pour donner les moyens de nos ambitions, entre autres à la classe moyenne, a-t-il dit. Et moi, le pari que je fais, c'est que je vais réussir d'ici trois ans à convaincre la population de Québec de se sortir de cette polarisation sur la question nationale.»

Quelques jours avant l'élection partielle, M. Legault avait accusé le chef péquiste Pierre Karl Péladeau de nuire au retour des Nordiques parce que sa situation d'actionnaire de Québecor, le conglomérat chargé du projet, et de souverainiste, indisposait notamment les propriétaires du Canadien de Montréal, une information démentie ensuite par l'équipe.

Mercredi, M. Legault a rejeté l'explication du Canadien de Montréal, prévisible selon lui, en affirmant que la réalité néanmoins est toute autre.

«Mais vous attendiez-vous à d'autres choses? a-t-il demandé aux journalistes. Mais si, vous, vous croyez que le Canadien et les Maple Leafs ont envie de donner une franchise à M. Péladeau, vous êtes libres de penser ça. Moi, ce n'est pas ce que je pense.»

Aux journalistes qui constataient les départs importants qui se sont succédé depuis un peu plus d'un an à la CAQ, de Jacques Duchesneau à Gérard Deltell, M. Legault a soutenu que sa formation politique et lui sont là pour rester.

«Je veux aussi être très clair sur deux choses, et la CAQ et François Legault sont là pour rester, a-t-il dit. Moi, je suis plus convaincu que jamais que le Québec a besoin d'un coup de barre. Et on a besoin de sortir de l'alternance entre les deux vieux partis qui nous amènent dans un déclin tranquille où le Québec par rapport à ses voisins recule toujours plus à chaque année.»

Mardi, la candidate caquiste défaite dans Chauveau, Jocelyne Cazin, a attribué son résultat à une couverture défavorable des médias ainsi qu'à l'absence d'appui manifeste du député sortant, M. Deltell.

M. Legault n'a pas voulu s'aventurer sur ce terrain, mercredi, préférant prendre l'entière responsabilité de ce résultat, survenu alors que M. Deltell avait remporté Chauveau par une très forte majorité de 10 000 votes au scrutin de 2014.

«Je vous dis que je prends 100 pour cent du blâme et la responsabilité revient à François Legault puis à la CAQ», a-t-il dit.

Après avoir réussi à faire augmenter ses appuis lundi, le chef péquiste Pierre Karl Péladeau a expliqué mercredi qu'il mise notamment sur des entrevues aux radios privées de Québec pour diffuser plus largement le message et les objectifs du PQ dans la région, notamment pour conquérir l'électorat de la CAQ.

«J'ai beaucoup de plaisir à recevoir les invitations des radios de Québec, a-t-il dit. C'est un format, je dois l'avouer, intéressant, parce que ça nous permet justement d'échanger davantage en profondeur et de donner suite à ces explications.»

Conscient du chemin qu'il reste à faire, M. Péladeau a affirmé que le PQ «veut redevenir une force politique à Québec».

«Je suis convaincu que chez la caquistes, il y a des nationalistes, il y a des indépendantistes et qu'effectivement nous allons travailler pour aller à leur rencontre, répondre à leurs questions, leurs expectatives, et à leurs souhaits. Nous souhaitons évidemment qu'ils rejoignent le PQ», a-t-il dit.

Le premier ministre Couillard a accueilli ses deux nouveaux députés, Véronyque Tremblay, élue dans Chauveau, et Sébastien Proulx, élu dans Jean-Talon, qui devraient être assermentés mercredi prochain après confirmation officielle des résultats du scrutin.

Interrogé sur l'éventualité d'un remaniement, M. Couillard a affirmé qu'il n'avait pas de projet à ce sujet.

«Je n'ai pas de plan de remaniement», a-t-il dit.

Québec présente un large bouquet de mesures pour lutter contre la radicalisation

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Publié par La Presse Canadienne le mercredi 10 juin 2015 à 17h46. Modifié par Jacques Thériault à 18h26.
Québec présente un large bouquet de mesures pour lutter contre la radicalisation
La ministre de la Justice, Stéphanie Vallée / PLQ
MONTRÉAL - Le gouvernement Couillard a présenté mercredi à Montréal une série de mesures visant à lutter contre la radicalisation des jeunes qui, à défaut d'identifier une cible précise, dénotent une tentative d'intervention sur tous les axes possibles en même temps.
Parallèlement, la ministre de la Justice, Stéphanie Vallée, déposait à l'Assemblée nationale un projet de loi visant à soutenir cette lutte par des moyens législatifs.

Le projet de loi, qui vise les propos haineux et l'incitation à la violence, vient également sanctionner les mariages forcés et les soi-disant «crimes d'honneur».

Quant aux mesures non législatives, une soixantaine sont contenues dans le plan d'action dévoilé par la ministre de la Sécurité publique, Lise Thériault, sa collègue de l'Immigration, Kathleen Weil, et le maire de Montréal, Denis Coderre.

Les quatre grands axes du plan — et ses objectifs — sont de se doter de la capacité d'intervenir lorsqu'une situation présente des risques pour la sécurité, de prévenir la radicalisation, de détecter les signaux de comportements radicaux et d'améliorer l'intégration des minorités.

Cependant, l'Observatoire sur la radicalisation que les libéraux s'étaient engagés à mettre sur pied lors de la dernière campagne électorale ne fait pas partie des mesures annoncées par le gouvernement Couillard.

Les mesures d'intervention sont surtout concentrées sur la collaboration et la formation des forces policières. Celles-ci sont aussi impliquées dans les autres axes, par exemple du côté de la détection, avec la création d'une équipe policière de vigie des réseaux sociaux, vecteur de recrutement et de radicalisation privilégié par les extrémistes.

«Nous souhaitons ainsi augmenter la capacité de détection et d'anticipation des menaces afin d'identifier rapidement et efficacement les personnes qui pourraient poser un risque à notre sécurité», a fait valoir la ministre Thériault, qui s'est toutefois réfugiée derrière le besoin de discrétion sur les méthodes d'enquête lorsqu'elle a été invitée à expliquer comment cette équipe pourrait équilibrer la surveillance et le respect de la vie privée.

Bien que le plan d'action évite soigneusement de mentionner la communauté musulmane, celle-ci est clairement au coeur des préoccupations dès que le plan aborde la prévention.

Ainsi, par exemple, la première mesure de prévention consiste à lancer une recherche-action sur la radicalisation chez les jeunes en partenariat avec le collège Maisonneuve, celui-là même d'où étaient issus les jeunes qui ont quitté ou tenté de quitter le Québec pour aller faire le djihad en Syrie.

L'imam Omar Koné, qui était présent pour cette annonce, a dit croire qu'il aurait été préférable d'aborder la question de l'islam radical de front.

«J'aurais voulu entendre peut-être parler un peu plus de l'implication de la communauté (...) qui est d'abord la première victime de cette radicalisation, d'abord à travers ses enfants et, par la suite, à travers toute la stigmatisation qui s'ensuit», a-t-il indiqué à l'issue de la conférence de presse.

L'imam, reconnu pour ses positions modérées, a ajouté qu'il aurait aussi préféré «des mesures peut-être un peu plus pragmatiques. J'ai un jeune qui se radicalise, je fais quoi avec? Je ne peux pas simplement l'atteindre avec des mesures sociales», a-t-il fait valoir.

Un des outils au coeur de la démarche gouvernementale est le Centre de prévention de la radicalisation menant à la violence, mis sur pied il y a trois mois par la Ville de Montréal et dont l'objectif est de recevoir et traiter les signalements de parents, amis ou autres qui constatent ou soupçonnent une radicalisation de leurs proches.

«J'ai un parent qui est inquiet, qui a vu que son enfant a commencé à changer, qui a changé de groupe d'amis, qui change son apparence, qui ne tient plus les mêmes propos qu'il tenait. Il n'est plus aussi ouvert qu'il était. Ce parent est terriblement inquiet», a illustré Lise Thériault, indiquant que ce parent pourrait désormais se tourner vers le Centre, ce qui permet à la fois d'éviter d'impliquer automatiquement des policiers et de fournir des ressources adéquates.

«Il y a un professionnel, des services de la santé ou des services sociaux, qui va être en mesure de répondre à ses questions. Ce qu'on vise, c'est de prévenir et de détecter», a ajouté la ministre.

Québec ajoute donc 1 million $ au financement du Centre et annonce l'implantation d'une ligne téléphonique qui le rend accessible de partout au Québec.

Première sortie publique pour Joël Legendre

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Publié par Charles Payette pour CogecoNouvelles le jeudi 11 juin 2015 à 06h39.
Première sortie publique pour Joël Legendre
Joël Legendre/Jean Gagnon
(Cogeco Nouvelles) - Joël Legendre refera surface, dimanche soir, au talk-show de Pénélope McQuade et Jean-Luc Mongrain à Radio-Canada.
L'animateur effectuera une première apparition publique depuis la révélation, en mars dernier, qu'il avait commis des gestes obscènes dans un parc de Longueuil.
À part un message sur Facebook en pleine tempête médiatique cet hiver, le comédien et père de famille n'a pas commenté cette affaire publiquement, refusant systématiquement toute demande d'entrevue.