lundi, juin 01, 2015

Fournier réplique à Québecor

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Publié par La Presse Canadienne le lundi 01 juin 2015 à 19h08. Modifié par Léandre Drolet à 21h13.
Fournier réplique à Québecor
Jean-Marc Fournier.
QUÉBEC - Le leader parlementaire libéral Jean-Marc Fournier a invité lundi le conglomérat Québecor, contrôlé par le chef péquiste Pierre Karl Péladeau, à respecter la liberté d'expression des parlementaires, malgré une lettre de l'entreprise demandant au gouvernement de la laisser à l'écart des débats partisans.
Les commentaires de Jean-Marc Fournier et de Pierre Karl Péladeau.
 
 
 
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M. Fournier a exhibé lors d'un point de presse lundi un courrier reçu la semaine dernière à son bureau de la part du président et chef de la direction de Québecor, Pierre Dion.

«Je me permettrai de dire que je n'ai jamais reçu de lettres de ce genre malgré le fait que je fasse de la politique depuis 20 ans, a-t-il dit. Je ne sais pas s'il y en a beaucoup qui en ont reçu dans le passé. Dans cette lettre, M. Dion demande à ce qu'on ne parle pas de Québecor ou de Vidéotron à l'Assemblée nationale.»

Dans la lettre, datée du 27 mai, M. Dion fait référence à une intervention enChambre, la semaine dernière, dans laquelle le ministre des Ressources naturelles, Pierre Arcand, donnait l'exemple des taux d'intérêt pratiqués par Vidéotron, une filiale de Québecor.

«J'aimerais amicalement vous faire part de notre souhait de demeurer à l'écart de tout débat politique partisan», a écrit M. Dion.

M. Fournier a signifié à son tour par lettre à M. Dion qu'en vertu des règles de l'Assemblée nationale, les parlementaires sont libres de s'exprimer sans «aucune contrainte» ni «entrave extérieure».

«Je tiens à vous annoncer d'emblée que nous allons poursuivre notre travail à titre de parlementaires à la lumière de ces règles, a-t-il écrit. J'espère que votre entreprise sera respectueuse du mandat démocratique de tous les parlementaires.»

Aux journalistes, M. Fournier a expliqué que l'intervention de M. Arcand avait servi à illustrer les contradictions dans le camp péquiste, alors que le député Bernard Drainville jugeait déraisonnable les taux pratiqués par Hydro-Québec sur les paiements en retard de ses abonnés.

En Chambre, mercredi, M. Arcand avait répliqué que les taux de Vidéotron sont de 19,56 pour cent, comparativement à 14,4 pour cent pour la société d'État, a rappelé M. Fournier.

«Il est tout à fait pertinent de remettre le Parti québécois devant ses propres contradictions, a-t-il dit. Un député trouve qu'un taux à 14,4 pour cent, c'est usuraire; le chef de l'opposition est actionnaire de contrôle d'une compagnie qui a un taux de 19 pour cent.»

Selon M. Fournier, cette situation illustre les difficultés auxquelles s'exposeront M. Péladeau et Québecor tant que des mesures claires n'auront pas été mises en place pour créer une distance entre eux.

«Québecor se plaint d'être amenée dans le débat politique partisan, a-t-il dit. C'est son actionnaire de contrôle qui l'amène dans ce débat. Il revient à M. Péladeau et Québecor de trouver une solution. Il s'agit d'une illustration des conséquences de l'absence de mur séparateur entre la charge du chef de l'opposition officielle et l'actionnaire de contrôle de l'entreprise.».

Selon les libéraux, M. Péladeau doit choisir entre son implication politique et le contrôle de son conglomérat. Le chef de l'opposition officielle s'est de son côté engagé à placer volontairement ses actions dans une fiducie sans droit de regard, une disposition réservée aux seuls membres du conseil des ministres.

Dans un communiqué diffusé en fin de journée, Québecor a exprimé sa surprise devant la sortie de M. Fournier.

«Dans cette lettre, M. Dion a simplement formulé, sur un ton très courtois, la volonté de Québecor de demeurer à l'écart de tout débat politique partisan, écrit l'entreprise. Toute insinuation nous prêtant l'intention de brimer le droit de parole des parlementaires de l'Assemblée nationale est erronée.»

En campagne dans la circonscription de Chauveau, à Québec, où une élection partielle se tiendra lundi prochain, M. Péladeau ignorait tout de la lettre de M. Dion avant le point de presse de M. Fournier.

«Je ne connais pas la teneur de la lettre et je ne connais pas la teneur de l'intervention de Jean-Marc Fournier, a-t-il dit sur les ondes de Radio-Canada. Je n'ai pas d'autre commentaire à faire. Maintenant, que Jean-Marc Fournier sorte, ça ne me surprend pas beaucoup.»

La semaine dernière, M. Péladeau avait accusé les libéraux de faire preuve de harcèlement lorsqu'ils ont utilisé le taux d'intérêt de Vidéotron pour répondre à M. Drainville.

En plus d'écrire à M. Fournier, mercredi dernier, Québecor avait également diffusé un communiqué de presse pour préciser que ses taux étaient moins chers que ceux de ses concurrents.

Mardi, à l'Assemblée nationale, la question des actifs de M. Péladeau resurgira de nouveau dans les débats alors que le jurisconsulte des députés, Claude Bisson, sera entendu en commission parlementaire.

En mars dernier, M. Péladeau avait accusé M. Bisson d'être en conflit d'intérêts parce qu'il a produit un avis juridique concernant les fiducies sans droit de regard le concernant indirectement alors que son fils avait été congédié du Journal de Montréal, une filiale de Québecor.

Dans son avis, M. Bisson affirmait qu'un membre du conseil des ministres ne pouvait interdire à son fiduciaire de vendre ses actifs, une disposition dont M. Péladeau veut se prévaloir dans sa situation de chef de l'opposition.

15 milliards $ d'indemnités à verser pour les cigarettiers

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Publié par 98,5 Sports pour (Québec) CogecoNouvelles le lundi 01 juin 2015 à 17h02. Modifié par Léandre Drolet à 18h52.
15 milliards $ d'indemnités à verser pour les cigarettiers
MONTRÉAL - Après 17 ans de procédures judiciaires, trois grands fabricants canadiens de cigarettes sont condamnés par la Cour supérieure du Québec à verser plus de 15 milliards $ en dommages punitifs et moraux dans le cadre de deux recours collectifs, affirme un groupe anti-tabac.

Le Conseil québécois sur le tabac et la santé a déclaré que la décision du juge Brian Riordan a été rendue publique lundi après-midi après un procès-marathon qui a duré plus de deux ans et demi. Le procès s'était terminé en décembre.
Le Conseil a qualifié la décision d'«historique». Il s'agirait de l'une des plus importantes poursuites en dommages au pays, une cause suivie de près à travers le monde.
«C'est un grand jour pour les victimes du tabac qui attendent ce moment depuis près de 17 ans», a dit Mario Bujold, directeur général du Conseil québécois sur le tabac et la santé.

«Ces trois cigarettières ont menti à leurs clients pendant 50 ans et ont porté atteinte à leur droit à la vie. C'est une grande victoire pour les victimes et aussi pour la société en général», a fait savoir dans un communiqué Me André Lespérance, l'un des avocats de la poursuite.

M. Bujold précise que le juge ordonne aux entreprises de débourser dans les 60 jours un premier versement de plus d'un milliard $, afin d'indemniser les victimes selon des paramètres déterminés par la Cour, que la cause soit portée en appel ou non.

Les trois fabricants visés, Imperial Tobacco et JTI-Macdonald et Rothmans-Benson & Hedges, ont immédiatement annoncé leur intention d'aller en appel de ce jugement.

«Le jugement qui a été rendu aujourd'hui ignore la réalité, à savoir que les consommateurs adultes et les gouvernements étaient au courant des risques associés à l'usage du tabac depuis des décennies, et cherche à dégager les consommateurs adultes de toute responsabilité concernant leurs actes», a déclaré Tamara Gitto, vice-présidente, affaires juridiques et chef du contentieux d'Imperial Tobacco Canada, par voie de communiqué.

Quant à JTI-MacDonald, elle a souligné dans un communiqué que les produits qu'elle vend sont légaux au Canada et qu'elle «se conforme à toutes les lois et à tous les règlements canadiens et québécois, en plus d'exercer ses activités commerciales selon un code de conduite rigoureux».

Les deux recours collectifs ont été entendus ensemble aux fins du procès et ilsopposaient les trois principaux cigarettiers canadiens à plus d'un million de Québécois atteints de graves maladies qu'ils disent causées par le tabac. Ces personnes réclamaient collectivement quelque 20 milliards $ en dommages compensatoires et punitifs.

Le premier recours avait été intenté au nom des victimes du cancer du poumon, du larynx, de la gorge et d'emphysème causés par des produits de tabac et le second pour les personnes dépendantes de la nicotine contenue dans les cigarettes.

Les fumeurs allèguent que les cigarettiers connaissaient, ou auraient dû connaître, l'effet nocif de leurs produits sur la santé. Et que malgré cela, ils les ont vendus, avec l'aide de techniques de marketing élaborées. Tout cela sans informer le public des risques, disent-ils.

Les avocats des compagnies de tabac, eux, font valoir que les risques liés au tabagisme sont connus depuis longtemps. Les entreprises ne devraient pas être tenues de payer pour les choix personnels des gens, avaient-elles fait valoir devant le juge.

Les compagnies de tabac avaient appelé en garantie le gouvernement fédéral, pour qu'il prenne sa part de responsabilité puisqu'il a autorisé la vente des cigarettes, prélevant même des taxes substantielles. Le gouvernement fédéral a toutefois réussi à faire rejeter les actions contre lui en novembre 2012.

Le procès avait débuté le 12 mars 2012, mais les procédures avaient été intentées dès 1998.

Soixante-seize témoins ont été entendus et environ 43 000 documents ont été déposés, selon le Conseil, incluant des notes internes et confidentielles des entreprises visées et des études démontrant que les fumeurs ne connaissaient pas ou ne comprenaient pas les risques liés à la cigarette.

La valse des bonis se poursuit pour les cadres d'Hydro-Québec

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Publié par Charles Payette pour CogecoNouvelles le lundi 01 juin 2015 à 07h43.
La valse des bonis se poursuit pour les cadres d'Hydro-Québec
(Cogeco Nouvelles) - Les cadres d'Hydro-Québec se sont partagés près de 23 millions de dollars en primes de rendement.
Dans le cas du Président directeur général, il pourrait s'agir d'une prime de 140 000$.
Les primes de rendement versées aux gestionnaires de sociétés d'état avaient été abolies en 2010, mais ont été ramenées par le gouvernement Couillard en avril dernier.

Un homme meurt atteint par des policiers de Montréal

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Publié par La Presse Canadienne le lundi 01 juin 2015 à 06h24. Modifié par Charles Payette à 07h03.
Un homme meurt atteint par des policiers de Montréal
Cogeco Nouvelles
MONTRÉAL - Un homme est mort quelques heures après avoir été atteint par au moins un coup de feu tiré par des policiers du Service de police de la Ville de Montréal.

Le drame est survenu dimanche soir, dans une résidence de l'avenue Papineau, dans l'arrondissement Ville-Marie.
Le décès de l'homme âgé de 45 ans a été constaté à l'hôpital où il avait été transporté.

Les policiers sont intervenus après qu'un appel au 9-1-1 eut été logé vers 21h45 pour une dispute entre un homme et une femme. Une fois à l'intérieur, les policiers ont tiré sur l'homme.

Le ministère de la Sécurité publique a réclamé que le SPVM transmette l'enquête à la Sûreté du Québec (SQ) puisqu'il s'agit d'un événement qui implique un corps policier.

Après l'aube, lundi, la SQ ne pouvait encore expliquer les circonstances qui ont incité les policiers à ouvrir le feu.