Information sur la politique 1

samedi, mai 02, 2015

Malgré ses déboires juridiques, Patrick Brazeau veut faire un retour au Sénat

http://quebec.huffingtonpost.ca/

 |  Par La Presse Canadienne  Publication: 
PATRICK BRAZEAU
Patrick Brazeau 
Le sénateur suspendu Patrick Brazeau ne se laisse pas démonter par ses déboires judiciaires: il envisage sérieusement un retour à la Chambre haute après les élections prévues cet automne.
C'est ce qu'a signalé vendredi l'avocat qui le représente dans son procès pour fraude et abus de confiance en lien avec les réclamations d'allocations de logement au Sénat.
"Évidemment qu'il veut revenir. Présentement, il est présumé innocent dans tous ses dossiers", a résumé Me Christian Deslauriers en sortant d'une salle du palais de justice d'Ottawa, où il s'était présenté afin de fixer une date en vue de ce procès.
L'avocat a soutenu que la motion d'expulsion visant Patrick Brazeau, qui a été adoptée par le Sénat en 2013, deviendrait caduque avec la dissolution du Parlement que doit demander le gouvernement pour déclencher des élections.
"Alors techniquement, ce serait possible si la motion n'était pas renouvelée", a-t-il affirmé.
Me Deslauriers s'est par ailleurs dit confiant que son client, qui n'était pas au tribunal vendredi, puisse avoir gain de cause dans son procès à la lumière de ce qui a été démontré depuis le début de celui concernant le sénateur déchu Mike Duffy.
Car selon lui, il semble de plus en plus clair que les définitions de résidences principale et secondaire, qui sont au coeur du procès qui attend son client, sont floues à souhait.
"Ça nous donne confiance, parce que M. Brazeau fait seulement face à des accusations en ce qui a trait à la résidence", a-t-il fait remarquer pour souligner une distinction entre les deux causes.
En plus d'être accusé d'avoir réclamé indûment des frais de logement, Mike Duffy est accusé d'avoir facturé diverses dépenses personnelles - frais de maquillage, d'entraînement personnel ou encore de photographies - en les présentant comme des dépenses liées à sa fonction de sénateur.
Le procès de Patrick Brazeau se tiendra du 29 mars au 15 avril 2016, selon ce qui a été déterminé vendredi au palais de justice d'Ottawa. Il se fera en français, devant un juge seul, a-t-il été conclu.
Mais si la Couronne décidait que les accusations concernant les frais de résidence ne tiennent pas la route dans l'affaire Duffy, il y aurait "une possibilité" que le procès Brazeau ne se tienne pas, a suggéré Me Deslauriers.
Entre-temps, le sénateur suspendu prépare sa défense tout en planchant sur un projet de livre _ l'ouvrage porte "sur sa vie, j'imagine", a indiqué l'avocat.
Les démêlés avec la justice de M. Brazeau ne se limitent pas au dossier des dépenses au Sénat.
Il est aussi en cause dans deux autres procès criminels, où il fait face à diverses accusations d'agression sexuelle, de voies de fait et de possession d'arme en contravention de ses conditions de libération.
Un juge lui avait ordonné de suivre une cure de désintoxication après sa deuxième arrestation, ce qui a été fait, selon Me Deslauriers.
"D'après ce que je comprends, depuis ce temps-là, il serait sobre et ses problèmes sont réglés", a-t-il déclaré.
Et comme s'il n'avait pas assez de choses sur le feu, Patrick Brazeau attend un quatrième enfant, dont la naissance est prévue pour octobre.

Cloutier veut promouvoir la culture auprès des jeunes et en région

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Mise à jour le vendredi 1 mai 2015 à 15 h 59 HAE  La Presse Canadienne
Alexandre Cloutier dévoile son programme culturel.
Alexandre Cloutier dévoile son programme culturel.  Photo :  Rene Saint-Louis / Radio-Canada
Le candidat à la direction du Parti québécois Alexandre Cloutier souhaite enraciner la culture québécoise en y plongeant les jeunes de manière plus intensive.
La politique culturelle présentée par le député de Lac-Saint-Jean vendredi, à Montréal, repose sur un train de mesures dont la majorité vise le secteur de l'éducation, des mesures de 70 millions de dollars qui seront financées par la réorientation de la TVQ perçue sur les produits culturels québécois.
« Les Québécois vont savoir d'avance que, lorsqu'ils consomment québécois, ils viennent de donner une tape dans le dos à nos artistes, ils viennent de les encourager, ils viennent de les aider et, en revanche, l'État s'engage à réinvestir massivement en matière de culture », a expliqué M. Cloutier.
Ainsi, il propose d'offrir aux étudiants de 3e, 4e et 5e secondaire un « passeport culturel » de 50 $ par année utilisable auprès d'organismes, de marchands et d'événements culturels québécois.
M. Cloutier suggère également un programme de jumelage par lequel chaque école primaire et secondaire accueillerait des finissants en art ou des artistes professionnels pour une dizaine d'heures par semaine durant 20 semaines.
Il souhaite également augmenter le nombre d'activités et sorties culturelles des institutions scolaires, bonifier le contenu culturel du cursus scolaire et ajouter un cours d'histoire nationale obligatoire au niveau collégial.
Par ailleurs, les propositions du candidat visent également à renforcer la diffusion et le soutien de la culture en région, à rehausser les budgets consacrés à la fête nationale et à renforcer la mission culturelle de Télé-Québec.
Il voit dans ces mesures non seulement un soutien et un épanouissement de la culture, mais aussi un outil d'intégration des nouveaux arrivants.
« L'offre culturelle doit être déployée à l'ensemble des Québécois, incluant les communautés culturelles et les néo-Québécois, pour bien comprendre la particularité du Québec, ses différences, ses distinctions, son coeur, son âme. »— Alexandre Cloutier
Notre dossier
Intégration de Radio-Canada et Télé-Québec
Il souhaite également renforcer la mission culturelle de Télé-Québec et, à plus long terme dans un éventuel Québec indépendant, sa politique culturelle prévoit une intégration des activités et ressources de Radio-Canada et de Télé-Québec qui miserait davantage sur les complémentarités des deux télédiffuseurs d'État.
« On souhaite que Télé-Québec joue un rôle accru en matière de culture et d'éducation », a-t-il expliqué, tout en ne fermant pas la porte à un mandat d'information aussi, mais il est clair que, dans sa vision, c'est à la SRC de reprendre la place perdue sur ce terrain à la suite des compressions des dernières années.
« On trouve ça incroyablement déplorable, toutes les coupures qui s'additionnent année après année. Malheureusement les régions sont particulièrement touchées dans l'offre de la couverture des nouvelles régionales à Radio-Canada. »— Alexandre Cloutier

« Vous allez dans n'importe quelle salle de nouvelles - j'étais à Trois-Rivières mercredi de cette semaine - ils venaient d'avoir des abolitions de postes. C'est le même problème au Saguenay-Lac-Saint-Jean, c'est le même problème en Gaspésie où, avant, il y avait des journalistes basés à Gaspé et qui dorénavant sont dans le Bas-Saint-Laurent », a déploré le candidat.
Il prévoit également une prise en charge des responsabilités et des fonds du Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC), du Conseil des arts du Canada et de Téléfilm Canada. 

Incident Femen : la sécurité sera renforcée à l'Assemblée nationale

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Mise à jour le vendredi 1 mai 2015 à 17 h 11 HAE
Une Femen interrompt un point de presse d'Hélène David.
Une Femen interrompt un point de presse d'Hélène David.  Photo :  PC/Alexandre Robillard
« Un cas d'abus qui ne doit pas se répéter », peut-on lire dans le communiqué de la Tribune de la presse de l'Assemblée nationale qui fait également état de nouvelles mesures de sécurité au lendemain de l'action d'une militante Femen au sein de l'édifice parlementaire.
C'est lors de la conférence de presse de la ministre de la Culture, Hélène David, que la militante Femen a surgi en exhibant ses seins et en hurlant des slogans contre la loi 20 et pour l'avortement.
Les membres de la tribune se disent « choqués » qu'une militante ait pu « usurper le titre de journaliste » pour s'introduire dans une salle réservée aux représentants des médias.
« Cet incident a démontré l'urgence de revoir les procédures d'émission de laissez-passer temporaire afin d'éviter toute répétition d'un cas semblable. »— Extrait du communiqué de la Tribune de la presse

Neda Topaloski, une militante Femen connue au Canada qui n'en est pas à sa première manifestation publique, était munie d'une carte de presse.
Désormais, les critères d'accréditation des membres des médias qui ne sont pas des membres permanents seront resserrés, indique le communiqué de la Tribune de la presse de l'Assemblée nationale.
Le communiqué de la Tribune de la presse
Le communiqué de la Tribune de la presse 
Photo :  Radio-Canada

Visite surprise de Stephen Harper en Irak

http://ici.radio-canada.ca/nouvelles/politique/

Mise à jour le samedi 2 mai 2015 à 7 h 22 HAE
Le premier ministre Stephen Harper lors de son arrivée à Erbil, en Irak.
Le premier ministre Stephen Harper lors de son arrivée à Erbil, en Irak.  Photo :  Azad Lashkari / Reuters
Le premier ministre Stephen Harper effectue une visite surprise en Irak. Il s'est posé à Bagdad ce matin à bord d'un avion-cargo C-17.
Un texte de Madeleine Blais-MorinTwitterCourriel
Cette visite en Irak a été organisée dans le plus grand secret, pour des raisons de sécurité.
D'ailleurs, les mesures de sécurité qui entourent sa présence ici sont impressionnantes. Par exemple, on contrôle les images qui sont prises et le moment déterminé pour les envoyer. Rien n'est laissé au hasard.
Dès son arrivée, Stephen Harper s'est envolé à bord d'un hélicoptère pour se rendre au Palais présidentiel où il a rencontré son homologue irakien, Haider al-Abadi.
Ils ont notamment discuté de la contribution militaire canadienne au sein de la coalition internationale contre le groupe armé État islamique.
Aide humanitaire

Stephen Harper a annoncé 139 millions de dollars en aide humanitaire supplémentaire, samedi matin, pour les populations affectées par les violences en Irak et en Syrie.
D'ailleurs, par cette visite, Stephen Harper veut envoyer un signal : insister sur la nécessité, selon le gouvernement, de combattre le groupe armé État islamique. La sécurité et la lutte contre le terrorisme sont devenues des thèmes clés pour le gouvernement Harper, particulièrement depuis les attaques à Saint-Jean-sur-Richelieu et au Parlement à Ottawa, en octobre dernier.
Il s'agit de la première visite du premier ministre en Irak depuis que le Canada est engagé dans une mission militaire contre le groupe armé État islamique.
En mars dernier, le gouvernement Harper a prolongé d'un an cette mission, initialement prévue pour une période de six mois. Sa portée a aussi été étendue pour inclure la Syrie.
En plus de participer aux frappes aériennes, le Canada a dépêché 69 membres des forces spéciales pour conseiller et assister les combattants kurdes dans le nord de l'Irak. L'un d'eux, Andrew Joseph Doiron, a perdu la vie, abattu par un tir fratricide, le 6 mars dernier.
Stephen Harper, qui a défendu cette mission à la Chambre des communes contre les critiques de l'opposition, veut renforcer son message par cette visite en Irak.
L'horaire officiel transmis par le bureau du premier ministre avait indiqué avant son départ que Stephen Harper se rendait aux Pays-Bas, pour participer au 70e anniversaire de la libération de ce pays. Le premier ministre s'y rendra, mais seulement après cette première portion de voyage.
Stephen Harper (gauche) à son arrivée en Irak
Stephen Harper (gauche) à son arrivée en Irak  Photo :  PC/Sean Kilpatrick

Nigeria: un demi-millier de femmes et d'enfants otages de Boko Haram libérés

http://www.lexpress.fr/actualites/

Par AFP , publié le 

Photo fournie par l'armée nigériane le 30 avril 2015 dans prise un lieu non divulgué de l'Etat de Borno montrant un militaire discutant avec des jeunes filles libérées lors d'une opération contre le groupe islamiste Boko Haram -- RESTRICTED TO EDITORIAL USE - MANDATORY CREDIT " AFP PHOTO / NIGERIAN ARMY " - NO MARKETING NO ADVERTISING CAMPAIGNS - DISTRIBUTED AS A SERVICE TO CLIENTS --
 
afp.com

Abuja - Près de 500 femmes et enfants retenus en otages par Boko Haram dans des conditions "inhumaines" ont été libérés depuis mardi par l'armée nigériane lancée à l'attaque du principal repaire du groupe islamiste dans le nord-est du pays.

Il y a "grand espoir" que d'autres otages seront libérés des "terroristes", a affirmé jeudi le porte-parole des armées, Chris Olukolade, devant la presse à Abuja. 
Selon lui, l'armée va désormais "complètement" ratisser la forêt de Sambisa, la zone visée par une campagne de bombardements aériens et où ont été retrouvés les captifs cette semaine. 
L'armée a annoncé jeudi la libération de 160 femmes et enfants. Mardi, un autre groupe de 300 captives avait été délivré. 
Les otages étaient retenus dans "des conditions très sévères et inhumaines", selon le porte-parole, qui a décrit la forêt de Sambisa comme le "dernier bastion" des insurgés dans le nord-est du pays. 
Ces libérations sont "une source de grande réjouissance, mais ce n'est que le sommet de l'iceberg", a souligné Netsanet Belay, directeur de recherche pour l'Afrique d'Amnesty International. Il y a "des milliers de filles et de femmes, de garçons et d'hommes, qui ont été enlevés par Boko Haram", a-t-il rappelé. 
Selon Amnesty, environ 2.000 femmes ont été kidnappées depuis le début de 2014 par le mouvement islamiste. 
Selon les témoignages recueillis par cette organisation de défense des droits de l'Homme, les filles et femmes enlevées sont soumises notamment au travail forcé et à l'esclavage sexuel.  
Certaines ont même été forcées à combattre en première ligne avec les insurgés. Selon une source militaire nigériane, les femmes libérées cette semaine servaient ainsi de "boucliers humains" contre les opérations militaires. 
L'armée a publié une série de photos censées montrer certaines des femmes et des enfants libérés. Assis par terre et gardés par des soldats, les ex-otages se trouvaient dans un endroit qui n'a pas été précisé. 
Sur une photo, un très jeune enfant semble en état de malnutrition. 

- Mettre fin au 'cauchemar' - 

Certains espèrent que parmi ces ex-otages se trouvent certaines des 219 lycéennes, dont le rapt à Chibok (nord-est) le 14 avril 2014 avait suscité l'indignation internationale.  
Le porte-parole de l'armée de terre, Sani Usman, avait affirmé mercredi qu'aucune des jeunes filles de Chibok ne faisait partie des otages libérées. 
Mais le porte-parole des armées, Chris Olukolade, a assuré qu'il était trop tôt pour se prononcer. 
Des efforts ont été entrepris pour vérifier les identités des ex-captifs, qui vont d'abord être mis en sécurité, a-t-il insisté. 
Jeudi, une captive et un soldat ont été tués et huit otages et quatre soldats blessés lors de l'opération de sauvetage, selon Sani Usman. 
L'armée nigériane a "nettoyé plusieurs camps d'entraînement terroristes" durant les opérations militaires de cette semaine et saisi des équipements et des véhicules.  
Parallèlement, l'envoyé spécial des Nations unies pour l'éducation, l'ancien Premier ministre britannique Gordon Brown, en visite au Nigeria, a assuré qu'il était "temps de mettre un terme au cauchemar" des enlèvements" par l'insurrection islamiste lancée il y a six ans dans le nord du pays.  
"Maintenant que certaines filles ont été libérées, nous voulons que toutes les filles soient libérées", a affirmé dans un communiqué Gordon Brown. 
"Nous voulons que ces filles retrouvent leurs familles dans les jours qui viennent, pas dans les mois ou les années qui viennent", a-t-il ajouté. 
Les opérations militaires dans la forêt de Sambisa - un ancien parc national de l'ère coloniale - s'inscrivent dans le cadre d'une offensive régionale lancée en février contre Boko Haram, à laquelle participent aussi le Niger, le Tchad et le Cameroun voisins. 
En dépit de revers militaires, le groupe a récemment rappelé à quel point il demeurait dangereux. 
La semaine dernière, plusieurs centaines de corps étaient retrouvés dans la ville de Damasak près du lac Tchad. Et samedi, des éléments de Boko Haram ont tué 46 soldats nigériens et 28 civils dans l'attaque d'une position de l'armée du Niger sur le lac Tchad. 
Le président élu du Nigeria, Muhammadu Buhari, qui prendra ses fonctions le 29 mai, a promis de vaincre Boko Haram. 
Au total, l'insurrection islamiste et sa répression par les forces de l'ordre ont fait plus de 15.000 morts au Nigeria depuis 2009, et plus de 1,5 million de personnes ont été obligées de fuir leur foyer, selon les Nations unies. 

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Les manifestations en soirée au centre-ville de Montréal virent à l'affrontement

http://www.985fm.ca/national/nouvelles/

Publié par La Presse Canadienne le samedi 02 mai 2015 à 00h17. Modifié par Jacques Thériault à 07h41.
Les manifestations en soirée au centre-ville de Montréal virent à l'affrontement
clac-montreal.net / archives
MONTRÉAL - La manifestation pilotée par la Convergence des luttes anticapitalistes (CLAC) a rapidement tourné à l'affrontement avec les forces policières, vendredi soir.
Vers 19 heures, le Service de police de la Ville de Montréal a déclaré la manifestation en cours sur la rue Sainte-Catherine illégale, alors que d'autres groupes de manifestants convergeaient vers le centre-ville.

Les quelques centaines de personnes rassemblées au Square Phillips ont été sommées de mettre fin à leur manifestation par la police quelques instants après avoir pris la rue.

Des irritants chimiques ont été utilisés à différentes intersections du centre-ville par le SPVM, alors que les manifestants se divisaient en plusieurs groupes. Des policiers anti-émeute de la Sûreté du Québec ont été vus en train d'intervenir de pair avec leurs collègues montréalais.

En début de soirée, le porte-parole de la police de Montréal, Laurent Gingras, ne pouvait dire la raison exacte pour laquelle il y avait eu intervention policière de dispersion dès le départ. Sur le compte twitter du SPVM, il a été indiqué que le rassemblement ne respectait pas le règlement P-6. Il faut dire que la CLAC a refusé de collaborer avec les autorités et n'a pas communiqué son itinéraire au Service de police de la Ville de Montréal.

Malgré les tentatives de dispersion des autorités policières, les manifestants ont poursuivi leurs actions et se sont rassemblés à nouveau à l'est de la rue Sainte-Catherine, en marchant à contre-sens de la circulation.

«Des méfaits ont été commis sur des véhicules de police, des véhicules de citoyens et des commerces», a indiqué M. Gingras, alors que la manifestation amorçait sa deuxième heure.

Des interpellations policières ont été menées par différents groupes de policiers dans plusieurs portions du centre-ville. Près de trois heures après le début de la manifestation, le SPVM n'était pas en mesure de fournir un bilan à ce sujet.

Deux de ses agents ont reçu des soins par des ambulanciers pour des blessures au visage. Une policière a dû être transportée à l'hôpital pour être soignée pour des lacérations subies après avoir reçu un projectile, selon Urgences Santé.

De nombreux citoyens et visiteurs du centre-ville ont été indisposés par les gaz irritants et la situation chaotique au centre-ville, en soirée.

Des gaz lacrymogènes ont notamment perturbé les activités de la terrasse du Benelux, un bar populaire de la rue Sherbrooke.

«Avec le vent, les clients ont dû rentrer à la hâte à l'intérieur alors que le gaz les entourait. On avait beaucoup de monde dehors, la terrasse s'est vidée. Plusieurs ont été incommodés, notamment des serveurs», a soutenu Gabrielle Prévost, gérante de cette succursale de la chaîne.

À 21 h 30, Urgences Santé a indiqué que trois citoyens avaient été transportés par ses ambulances.

«Deux citoyens ont été incommodés par les gaz lacrymogènes, un autre a été traité pour un choc nerveux. Pour deux de ces personnes, il est possible qu'il ait pris part à la manifestation, alors que pour l'autre, c'est un citoyen pris par surprise par la manifestation», a soutenu Bob Lamle, porte-parole du service ambulancier.

Vers 23 heures, le SPVM a fait un bilan de cette nouvelle soirée de manifestations. Cinquante-sept personnes ont été interpellées en vertu du règlement P-6, dont deux d'âge mineur.

Vingt-sept arrestations criminelles ont aussi été faites par la police. «Dix-sept personnes ont été arrêtées pour attroupement illégal. Pour les autres, c'est en lien avec des méfaits commis, des agressions armées sur policier ou pour avoir tenter de désarmer un policier», a indiqué Laurent Gingras.

La manifestation nocturne s'inscrit dans le cadre du mouvement contre l'austérité et des manifestations du 1er mai à l'occasion de la Journée internationale des travailleurs.

«Chaque personne a ses propres motivations, mais elles concernent surtout l'austérité. Dans mon cas, je connais plusieurs personnes qui ont été coupées dans les CÉGEPs et dans des organismes communautaires, il est important de dénoncer cela», a confié un manifestant, qui a préféré taire son nom.

La CLAC avait fait savoir sur son site Internet que l'objectif de la manifestation nocturne était de nuire aux activités commerciales du coeur de Montréal.

«Soyons clair: le but de la manifestation sera de perturber autant que possible les activités commerciales habituelles de ce secteur de la ville. Cette manifestation vise à déranger l'ordre établi, car c'est le but de toute manifestation digne de ce nom», pouvait-on lire en ligne.

Dans la journée, de nombreuses manifestations de petits groupes et des gestes d'éclat se sont tenus à Montréal, à Québec et dans plusieurs régions, dans le calme, voire dans la bonne humeur, les sifflets et les sirènes. D'ailleurs, des dirigeants syndicaux accompagnaient certains groupes de manifestants à Montréal et s'assuraient du déroulement pacifique des marches.

L'UPAC enquête sur l'ombudsman de Montréal

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Publié par La Presse Canadienne le vendredi 01 mai 2015 à 17h49. Modifié par 98,5 Sports le samedi 02 mai 2015
L'UPAC enquête sur l'ombudsman de Montréal
Johanne Savard/Ombudsmandemontreal.com
MONTRÉAL - L'ombudsman de la Ville de Montréal fait l'objet d'une enquête de l'Unité permanente anticorruption (UPAC).

Johanne Savard, qui est l'ombudsman de la Ville depuis la création de ce poste en 2003, offre son entière collaboration à l'enquête, indique-t-elle dans un communiqué qu'elle a diffusé vendredi.
Son bureau a aussi été perquisitionné après l'émission d'un mandat par un juge.

Mme Savard mentionne toutefois dans son communiqué qu'il s'agit d'une enquête du Service de police de la ville de Montréal (SPVM) et non pas de l'UPAC.

Cependant, certains agents du SPVM travaillent pour l'UPAC. Il s'agit de ceux de l'Escouade de protection de l'intégrité municipale (EPIM) du SPVM.

Quant aux faits à l'origine de cette enquête, Mme Savard dit les ignorer. Elle précise dans son communiqué avoir été informée en décembre 2014 qu'elle faisait l'objet d'allégations de la part d'une source anonyme. La police a requis certains documents mais ne l'a pas questionnée, dit-elle.

La femme dit n'avoir rien à cacher ni à se reprocher. Selon elle, quelqu'un cherche à porter atteinte à sa réputation.

Cherchant vraisemblablement à écarter les doutes sur une mauvaise utilisation de l'argent des contribuables, Mme Savard précise dans sa déclaration que le budget total du bureau de l'ombudsman est de 1 million $ par année et que 90 pour cent de cette somme sert à payer les salaires des employés. Elle ajoute n'avoir aucun rôle à jouer dans l'octroi des contrats municipaux.

Puisqu'une enquête est en cours, Mme Savard indique dans son communiqué qu'elle ne veut faire aucune autre déclaration.

L'UPAC, comme à son habitude, refuse de commenter le dossier.

Il est à noter qu'une enquête criminelle, bien qu'elle ait pour but le dépôt d'accusations, ne débouche pas forcément sur ce résultat.

Le rôle de l'ombudsman - qui est indépendant de l'administration de la Ville — est d'intervenir, en dernier recours, pour s'assurer que les droits municipaux des citoyens soient respectés. Il prend en charge la défense des personnes qui, se jugeant lésées par des recommandations d'un fonctionnaire, ont cherché en vain de l'aide à travers les rouages de l'administration municipale.

L’arme démocratique

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JOURNÉE MONDIALE DE LA LIBERTÉ DE LA PRESSE
La liberté de la presse se porte-t-elle bien ? Au moment de célébrer le 3 mai cette journée que l’UNESCO lui a consacrée, il vaut la peine de faire un arrêt sur image. Chaque année, des dizaines de journalistes sont tués. Il y en a eu 71 en 2014 et déjà 24 cette année. Des centaines sont emprisonnés et des milliers font l’objet d’agressions et de menaces.
 
L’information est une arme. En démocratie, elle est celle des citoyens. « Le journalisme de qualité permet de prendre des décisions éclairées quant au développement de la société. Il contribue également à dénoncer les injustices, la corruption et les abus de pouvoir », rappelle le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon. Cela est dans un monde idéal. Mais l’information est tout autant une arme de guerre aux mains de dirigeants de pays ou de groupes non étatiques, politiques ou criminels, qui l’utilisent pour assurer leur pouvoir.
 
Reporters sans frontières (RSF) observe dans son récent classement mondial de la liberté de la presse que, non, celle-ci ne se porte pas bien. Les deux tiers des 180 pays analysés ont enregistré des reculs auxquels ont contribué les conflits armés en Syrie, en Irak, en Libye, en Ukraine, au Soudan. Des conflits qui ne connaissent plus les frontières, comme l’attentat contre Charlie Hebdo nous l’a fait comprendre. Les médias deviennent des cibles stratégiques et les journalistes, les victimes expiatoires pour les valeurs démocratiques qu’ils incarnent aux yeux de groupes comme l’État islamique, qui a fait de l’assassinat un outil de propagande. Ailleurs, on mettra davantage de formes. On emprisonnera, comme en Russie. On punira par le fouet, comme en Arabie saoudite, ainsi que l’a appris Raïf Badawi, ce blogueur citoyen coupable de blasphème aux yeux d’un régime pour qui la liberté de parole est la pire des menaces.
 
Le Canada est un pays modèle. Au classement de RSF, il se classe au 8e rang grâce à une presse forte qui sait tenir à distance les pouvoirs politiques et économiques. Au Québec, le rôle que cette presse a joué pour dénoncer la corruption dans les administrations publiques, dont certaines étaient allées jusqu’à se lier avec le monde criminel, a montré que ce quatrième pouvoir est essentiel. Bien sûr, ici les gouvernements ne censurent pas, mais ils contrôlent l’information ; ils rendent inopérantes les lois d’accès à l’information. Il y a un combat à mener pour préserver les acquis. Un combat qui vaut pour notre société, mais aussi pour les autres. Car on n’est pas un modèle que pour soi. On l’est pour inspirer les autres, pour montrer que la libre circulation de l’information est source de progrès social et politique.