Information sur la politique 1

mardi, avril 07, 2015

La FTQ-Construction veut éclaircir la situation avec Hélène David

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7 avril 2015 16h37 |Lia Lévesque - La Presse canadienne | Québec
Au mois de mars dernier, des ouvriers de la FTQ avaient dénoncé l'utilisation de l'anglais sur le chantier du nouveau CHUM.
Photo: Jacques Nadeau
Le Devoir
Au mois de mars dernier, des ouvriers de la FTQ avaient dénoncé l'utilisation de l'anglais sur le chantier du nouveau CHUM.
Le dossier des communications en anglais au chantier de construction du CHUM n’a guère avancé depuis que la FTQ-Construction s’en est plainte. Exaspérée par la situation, la FTQ-Construction veut rencontrer la ministre Hélène David, responsable de la Loi 101, pour clarifier la situation linguistique pour le CHUM ainsi que pour les autres mégas-chantiers qui s’annoncent.

Au cabinet de la ministre David, on a indiqué qu’on était prêt à rencontrer la FTQ et la FTQ-Construction et qu’il ne restait qu’à fixer une date à l’agenda.

Au cours d’une entrevue mardi, le directeur général de la FTQ-Construction, Yves Ouellet, a expliqué que les chantiers de construction vivent une situation différente des autres entreprises qui doivent obtenir un certificat de francisation, parce qu’un chantier n’a qu’une durée de quelques mois ou quelques années. Comme le processus de francisation peut s’étirer sur plusieurs mois, voire quelques années, le chantier peut même être terminé lorsqu’une entreprise de construction reçoit finalement son certificat de francisation, déplore-t-il.

À l’Office québécois de la langue française, le porte-parole Jean-Pierre Leblanc confirme que le processus de francisation d’une entreprise peut être long. «Il y a des délais qui sont prévus dans la charte [de la langue française] et qui peuvent effectivement s’étirer sur plusieurs mois et même quelques années», a-t-il concédé.

Le directeur général de la FTQ-Construction insiste pour que le gouvernement, lorsqu’il signe un contrat avec une entreprise étrangère, s’assure que les communications se fassent en français dès le premier jour. «Nous, on pense qu’il y a un trou dans la loi», estime M. Ouellet.

Dans le cas du chantier de construction du Centre hospitalier de l’Université de Montréal (CHUM), les communications n’ont pas été faites complètement en français, selon lui. La FTQ-Construction avait commencé à s’en plaindre au départ, avant de déposer une plainte formelle à l’Office de la langue française en 2014. Comme rien n’avait bougé, le 20 mars dernier, Journée internationale de la francophonie, l’organisation syndicale a fait une sortie publique pour dénoncer la situation au CHUM.

Interrogé à ce sujet le 23 mars, le ministre du Travail, Sam Hamad, avait rappelé qu’au Québec, la langue de travail doit être le français. Il avait invité la FTQ-Construction à se plaindre aux autorités compétentes — ce qu’elle avait déjà fait l’année précédente — et il avait évoqué le risque de pénalité en cas de contravention à la loi.

Un dossier qui traîne
 
La FTQ-Construction a récemment rencontré l’Office de la langue française pour exposer la situation. Mais M. Ouellet trouve que le dossier n’avance pas assez vite.

«Ça fait trois ans que ça dure. Ce n’est pas la langue de travail sur le chantier [qui pose problème], parce que ça, majoritairement, c’est en français. Ce sont les communications entre la haute direction de Construction santé Montréal, qui va envoyer des directives ou des listes ou des annotations de plans ou de la facturation encore en anglais. Là, ça ne marche pas», tonne M. Ouellet.

«Si tu étais un entrepreneur du Québec qui allait travailler en Alberta et que tes travailleurs et tes sous-traitants étaient des gens de la place, ce n’est pas vrai que tu leur donnerais des plans en français. C’est pas vrai. Ils te diraient “donne-moi les en anglais, sinon tu la feras tout seul ta job”», s’exclame le dirigeant syndical.

Depuis sa plainte, les choses n’ont «pas vraiment» changé, avoue-t-il. Il rapporte même des commentaires sarcastiques pour se moquer des revendications de la FTQ-Construction d’avoir des documents en français au chantier.

Il croit donc que la solution réside en une rencontre avec la ministre David, en compagnie de la FTQ et de la FTQ-Construction. Et il estime que le débat doit être élargi aux autres chantiers de construction qui s’annoncent et aux entreprises étrangères.

«Est-ce qu’on peut s’assurer qu’avec les mégaprojets, on ne prenne pas de chance? Et qu’après ça, on ne vienne pas leur dire “bien, justement, on voulait te dire qu’il va falloir que tu parles français ici là”. Pourquoi on ne prend pas de l’avance et qu’on ne le fait pas tout de suite? On veut que quand le gouvernement signe un contrat, la clause numéro un soit celle-là. Il me semble que c’est simple et que c’est tout à fait normal», plaide M. Ouellet.

Joint par téléphone, le consortium Construction santé Montréal a confirmé qu’il peaufinait son programme de francisation. «Nous offrons notre pleine collaboration à l’OQLF», a affirmé le directeur des communications et des affaires publiques, Stéphane Mailhot.

Il précise que la langue de travail au chantier est le français — ce que confirme la FTQ-Construction pour ce qui est des échanges entre les ouvriers. Il ajoute que la signalisation et l’affichage au chantier du CHUM «se font aussi en français» et que «la documentation est en français ou bilingue». Il concède que certains documents qui viennent de l’étranger peuvent être dans une autre langue, mais assure qu’ils sont alors traduits.

M. Mailhot souligne que les employés provenant du Royaume-Uni et de l’Espagne «suivent des cours de francisation» et qu’il y a deux professeurs de français à temps plein. «On fait vraiment un effort pour que le travailleur ne soit pas pénalisé», commente-t-il.

Quant à la ministre David, elle n’a pas voulu formuler de commentaires avant d’avoir entendu les différentes explications des parties.

Spotify préfère Beyoncé

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Le site refait à sa manière la liste des 500 meilleures chansons de tous les temps de Rolling Stone

Beyonce
PHOTO D'ARCHIVES
Cédric Bélanger
Les critiques du magazine Rolling Stone et les utilisateurs de Spotify divergent d’opinion sur les meilleures chansons de tous les temps. Les premiers préfèrent Like a Rolling Stone de Bob Dylan, alors que les autres optent pour Crazy In Love de Beyoncé.
Un membre de Spotify s’est livré à un exercice fort intéressant ces derniers jours. Il a pris la liste des 500 meilleures chansons de tous les temps de Rolling Stone publiée en 2004 (et révisée en 2010) et il a refait le classement en se basant sur le nombre d’écoutes des chansons sur le site. Les deux nouveaux tops 10 se révèlent très différents l’un de l’autre.
Sans surprise, Rolling Stone mise davantage sur les grands noms des années 1960 et 1970. Tout de même, Nirvana fait presque l’unanimité avec son hymne grunge Smells Like Teen Spirit, le titre le plus récent (1991) du palmarès du magazine. Clairement, on note que Ray Charles ne suscite guère d’émotion chez les utilisateurs de Spotify.
À l’inverse, les chansons favorites de Spotify sont presque toutes issues d’un passé plus récent. Quatre d’entre elles se retrouvent même dans le bas du classement de Rolling Stone, ce qui prouve qu’il y aura toujours un fossé entre les préférences des critiques et du public.
Beyonce
Spotify

Réchauffement diplomatique ou pas, les terrains à Cuba ne sont pas à vendre

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Mise à jour le lundi 6 avril 2015 à 20 h 06 HAE  La Presse Canadienne
La Havane
La Havane  Photo :  ? Desmond Boylan /
Reuters
Le réchauffement des relations diplomatiques entre La Havane et Washington ne signifie pas que le marché immobilier de Cuba sera soudainement ouvert aux investisseurs étrangers, prévient l'ambassadeur de ce pays.
Les présidents Raul Castro et Barack Obama ont causé la surprise, en décembre, lorsqu'ils ont annoncé une normalisation des relations entre les deux pays après 53 ans d'embargo américain.
Certains promoteurs internationaux y ont immédiatement vu des occasions en or pour le développement de la côte antillaise de l'île, à peu près vierge, sans compter la capitale, qui recèle des trésors immobiliers.
Mais l'ambassadeur de Cuba au Canada Julio Garmendia Pena a rappelé récemment que les terrains appartiennent au peuple cubain, même si l'île est ouverte à des investissements dans d'autres secteurs.
Un vieux contentieux à régler
Plusieurs obstacles se dressent encore sur la voie du rapprochement complet entre les États-Unis et Cuba, notamment l'établissement de liens diplomatiques et la levée de l'embargo économique, que La Havane appelle « le blocus ».
Mais par-dessus tout, Cuba veut régler le contentieux historique sur la propriété foncière - un litige qui vaut des milliards de dollars.
Lors de la révolution communiste de Fidel Castro en 1959, le nouveau gouvernement a saisi et nationalisé les énormes actifs américains dans le pays - le téléphone, plusieurs services publics, des plantations de canne à sucre et autres propriétés privées, dont plusieurs hôtels Hilton.
La valeur de ces actifs atteindrait 7 milliards $ US, une somme réclamée à grands cris par la diaspora cubaine de Miami, très remontée contre le régime communiste, et très influente aux États-Unis.
L'ancien ambassadeur canadien à Cuba Mark Entwistle, qui a été en poste à La Havane de 1993 à 1997, estimait lundi que les deux pays devront d'abord s'entendre sur des compensations dans ce dossier avant que tout le reste n'aille de l'avant.
« On entend beaucoup ces temps-ci - surtout aux États-Unis - qu'une ruée vers l'or (immobilière) s'en vient à Cuba », explique M. Entwistle. « Cette perception est attribuable à un énorme manque d'informations sur Cuba, un manque de connaissance sur ce pays, sur ce que les Cubains ont traversé, sur ce qu'ils vivent présentement, et à quoi ils aspirent ».
Tirer les leçons du passé
Et malgré les liens plutôt amicaux qu'Ottawa a conservés avec La Havane, les investisseurs canadiens n'auront pas plus de chances que les autres de percer le marché immobilier cubain, estime l'ex-diplomate.
L'ambassadeur Pena a lui aussi rappelé que Cuba a retenu une ou deux leçons de l'époque où les Américains en menaient large sur l'île. « Lorsque (à la révolution) nous avons dressé la liste des propriétés, nous avons été secoués. Alors cette fois-ci, nous avons décidé d'être plus prudents ».
L'ex-ambassadeur canadien abonde: « On ne verra plus jamais un seul pays contrôler les deux tiers de l'économie nationale, et tous les services publics, le téléphone, l'électricité, et plus de 80 % des plantations de canne à sucre et des terres agricoles », a-t-il estimé.

FINANCE ISLAMIQUE Le FMI demande une meilleure réglementation

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7 avril 2015 |Agence France-Presse | Éthique et religion
Ce type de finance respecte la loi islamique (charia) et interdit notamment la spéculation et le recours au taux d’intérêt.
Photo: Adek Berry
Agence
France-Presse
Ce type de finance respecte la loi islamique (charia) et interdit notamment la spéculation et le recours au taux d’intérêt.
Dubaï — La finance islamique, qui connaît une croissance très rapide, doit être plus réglementée et mieux harmonisée pour poursuivre son développement, a estimé, lundi, le Fonds monétaire international (FMI) dans un rapport.
 
Ce type de finance, qui respecte la loi islamique (charia), interdit notamment la spéculation, le recours au taux d’intérêt, qui est assimilé à l’usure, les produits ayant une incertitude excessive ou les investissements considérés comme nuisibles à la société.
 
Selon le FMI, ce secteur, actuellement régi par des règles issues majoritairement de la finance traditionnelle, nécessite un cadre réglementaire et des structures de contrôle répondant à ses risques spécifiques.
 
Le gendarme financier international souligne le « besoin de davantage d’harmonisation et de clarté dans la réglementation, d’une plus grande coopération entre les personnes chargées d’établir les normes dans la finance islamique et traditionnelle et d’une amélioration des outils pour une supervision effective ».
 
La finance islamique est un secteur relativement récent, qui pâtit d’un manque d’économies d’échelle. En outre, elle opère dans un environnement où les lois et la fiscalité, les infrastructures financières et l’accès à des filets de sécurité financiers et aux liquidités de la banque centrale sont soit absents, soit inadaptés à ses caractéristiques, note le FMI.
 
Croissance fulgurante
 
Le poids de ce secteur a doublé en quatre ans et représente désormais 2000 milliards de dollars, alors que la demande pour ces produits augmente rapidement.
 
Quelque 40 millions des 1,6 milliard de musulmans dans le monde sont aujourd’hui des clients de la finance islamique, qui n’était qu’un marché de niche au tout début des années 70.
 
Néanmoins, elle ne représente encore que moins de 2 % des avoirs totaux des banques, estimés à 140 000 milliards.
 
Bien que les organismes de réglementation islamiques aient mis au point un certain nombre de normes, on est encore loin d’un fonctionnement harmonisé, en raison des divergences dans l’interprétation des textes religieux et d’une application limitée des règles.
 
Le FMI met néanmoins en avant le potentiel de la finance islamique dans l’économie mondiale, en soulignant le soutien qu’elle pourrait apporter aux petites et moyennes entreprises, de même que son rôle potentiel en matière d’investissements dans les infrastructures publiques, via les bons islamiques (sukuk).
 
Selon l’organisme financier international, le fait qu’elle interdit la spéculation et prône un système de partage des risques laisse suggérer qu’elle pose un risque moindre que la finance traditionnelle. Elle pourrait ainsi promouvoir la stabilité sur les plans macroéconomique et financier.

Gérard Deltell fait le saut chez les conservateurs

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7 avril 2015 |Philippe Orfali | Québec
M. Deltell lorgnerait la circonscription de Louis-Saint-Laurent, à Québec, actuellement représenté à la Chambre des communes par la néodémocrate Alexandrine Latendresse.
Photo: Yan Doublet
 Le Devoir
M. Deltell lorgnerait la circonscription de Louis-Saint-Laurent, à Québec, actuellement représenté à la Chambre des communes par la néodémocrate Alexandrine Latendresse.
La rumeur circule depuis des mois, ce serait désormais chose faite : le député Gérard Deltell doit confirmer mardi qu’il quitte la Coalition avenir Québec (CAQ) pour joindre les rangs du Parti conservateur de Stephen Harper.
 
« Demain, je vais faire le point sur mon avenir politique », a écrit le député caquiste de Chauveau, lundi après-midi, sur Twitter. Quelques minutes plus tard, son équipe a convoqué la presse à 9 h 30, mardi matin.
 
M. Deltell n’a pas offert davantage de détails, mais M. Deltell annoncera qu’il fera le saut en politique fédérale, avec le Parti conservateur du Canada, selon les informations du Devoir.
 
M. Deltell lorgnerait la circonscription de Louis-Saint-Laurent, à Québec, actuellement représenté à la Chambre des communes par la néodémocrate Alexandrine Latendresse. La jeune femme, qui avait battu l’ex-ministre Josée Verner aux élections fédérales de 2011, a déjà annoncé qu’elle ne serait pas candidate aux élections prévues en octobre prochain.
 
Voilà de nombreux mois que le flirt entre les conservateurs et M. Deltell se poursuit. En janvier, lorsqu’interrogé au sujet de rumeurs l’envoyant à Ottawa, l’homme de 50 ans avait dit être « en réflexion », même s’il « ne cherchait pas de job ». Ce qui avait mené le chef caquiste, François Legault, à demander au député de lever l’incertitude sur son avenir politique « le plus tôt possible »« Ça ne sera pas infini. Il y a des élections cet automne. Il va devoir prendre sa décision », avait dit le chef de la CAQ.
 
Rappelons que M. Deltell a été élu pour la première fois en 2008 sous la bannière de l’ADQ. En 2009, il est devenu chef de ce parti, jusqu’à sa fusion avec la CAQ en 2012. Il a été réélu en 2012 et en 2014. Il est actuellement porte-parole de la CAQ en matière d’énergie et de ressources naturelles et pour la région de Québec. Avant de se lancer en politique, il avait été journaliste pour TQS, Radio-Canada et TVA.

AFFAIRE DUFFY Les témoins clés d'un procès attendu

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7 avril 2015 | Marie Vastel - Correspondante parlementaire à Ottawa | Canada
Ancien chef de cabinet de Stephen Harper, Nigel Wright est celui qui a remis à Mike Duffy ce chèque aujourd’hui devenu célèbre. 
Photo: Adrian Wyld La Presse canadienne
Ancien chef de cabinet de Stephen Harper, Nigel Wright est celui qui a remis à Mike Duffy ce chèque aujourd’hui devenu célèbre. 
Nigel Wright
 
Chef de cabinet de Stephen Harper à l’époque, M. Wright a remis à Mike Duffy ce chèque aujourd’hui devenu célèbre. Il ne fait pas l’objet d’accusations de la GRC. M. Wright est probablement le mieux placé pour dire ce que savait, ou ne savait pas, Stephen Harper.
 
Marjory LeBreton
 
La sénatrice était la leader du gouvernement au Sénat au moment de cette affaire. Très proche de Stephen Harper (elle l’accompagne sur la route lors de campagnes électorales), Mme LeBreton a échangé des courriels avec le bureau du premier ministre sur l’enquête du sous-comité du Sénat qui devait épargner M. Duffy s’il remboursait. Elle a affirmé à la GRC n’avoir parlé à M. Wright qu’une seule fois, mais la police a retracé plus d’un courriel entre eux deux.
 
David Tkachuk
 
Président du sous-comité du Sénat, le sénateur Tkachuk était en contact avec Nigel Wright. Il a suggéré à M. Duffy d’écrire à Deloitte pour lui demander d’abandonner sa propre enquête sur son cas puisqu’il rembourserait ses dépenses. En entrevue avec la GRC, il a souvent évoqué des trous de mémoire.
 
Carolyn Stewart-Olsen
 
Elle aussi membre du sous-comité sénatorial, la sénatrice — ex-conseillère en communications de Stephen Harper, qui l’a nommée au Sénat — était fréquemment en contact avec Nigel Wright et d’autres membres du bureau du premier ministre. Sa version des faits, fournie à la GRC en entrevue, ne « correspond pas aux faits », selon les documents de la police.
 
Irving Gerstein
 
Le sénateur est aussi le président du Fonds conservateur, la petite caisse du parti. Il avait, au départ, accepté de payer, à même le Fonds, la dette de M. Duffy. Lorsqu’il a appris que la facture atteignait 90 000 $ — et non 32 000 $ comme il le croyait — il a changé d’avis. M. Gerstein a par ailleurs appelé un « contact » chez Deloitte afin que la firme cesse ses vérifications sur M. Duffy.
 
George Furey
 
Le sénateur libéral siégeait, avec ses collègues conservateurs Tkachuk et Stewart-Olsen, au sous-comité qui enquêtait sur Mike Duffy. Il pourrait être appelé à détailler ce qui se disait sur cette enquête lors des rencontres tenues à huis clos.
 
Ray Novak
 
Chef de cabinet adjoint de Stephen Harper à l’époque, il a depuis succédé à Nigel Wright. M. Novak a reçu une assignation à témoigner.
 
Ashley Caine
 
Ex-adjointe de Mike Duffy, elle est désormais à la correspondance au bureau du premier ministre. Mme Caine a également été sommée de témoigner.
 
David van Hemmen
 
Adjoint administratif de Nigel Wright à l’époque, il travaille désormais pour le ministre des Finances, Joe Oliver. M. Wright l’a avisé dès mars 2013 qu’il rembourserait lui-même la facture de M. Duffy.
 
Benjamin Perrin
 
Ex-conseiller juridique de Stephen Harper, il a participé aux négociations sur l’entente conclue avec Mike Duffy avec l’ancienne avocate du sénateur, Janice Payne, et l’avocat du Parti conservateur, Arthur Hamilton. Il a été sommé de témoigner.
 
Chris Woodcock
 
Ex-directeur de gestion des dossiers au BPM, il est joint aux courriels rassemblés dans la preuve de la GRC et pourrait être convoqué. Nigel Wright lui a notamment avoué en mars 2013 : « Pour toi seulement : je couvre personnellement les 90 000 $ de Duffy. »
 
Pas de Stephen Harper
 
L’avocat de Mike Duffy n’avait pas exclu de convoquer le premier ministre à la barre des témoins. Mais il serait étonnant que M. Harper témoigne. Il peut aisément invoquer le privilège parlementaire.
 
L’enquêteur Greg Horton
 
L’enquêteur principal de la GRC dans l’affaire Duffy sera appelé à expliquer la preuve qu’il a récoltée contre le sénateur. C’est lui qui a signé les documents de la GRC relatant des dizaines d’entrevues et des milliers de courriels.
 
Des journalistes
 
Un ancien animateur de la chaîne Sun News, Ezra Levant, a été sommé de comparaître au procès. Un journaliste de l’Ottawa Citizen, Glen McGregor, qui le premier a révélé que Mike Duffy n’habitait pas réellement principalement à l’Île-du-Prince-Édouard, devra lui aussi témoigner.

L’ASSÉ regarde vers l’avant

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Malgré la démission de son exécutif, l’association étudiante réitère son appel à la grève sociale

Maxence L. Valade, attaché de presse intérimaire de l’ASSÉ, en compagnie de la porte-parole intérimaire de l’association étudiante, Hind Fazazi. Un conseil exécutif intérimaire sera élu jeudi et un tout nouvel exécutif entrera à la fin du mois.
Photo: Annik
MH De Carufel
Le Devoir
Maxence L. Valade, attaché de presse intérimaire de l’ASSÉ, en compagnie de la porte-parole intérimaire de l’association étudiante, Hind Fazazi. Un conseil exécutif intérimaire sera élu jeudi et un tout nouvel exécutif entrera à la fin du mois.
La démission retentissante, cette fin de semaine, des membres de son exécutif n’ébranle pas la confiance de l’Association pour une solidarité syndicale étudiante (ASSÉ), qui appelle à poursuivre la lutte contre l’« austérité ». Une lutte qui pourrait s’échelonner jusqu’à l’automne, soutient la porte-parole intérimaire de l’association lors d’une entrevue avecLe Devoir.

« Je pense que l’ASSÉ sort plus forte. À l’interne, il y a un sentiment d’union rarement vu récemment. Je suis triste qu’on dise qu’il y a eu des chicanes internes, comme si c’était négatif », affirme Hind Fazazi, au terme du congrès mouvementé de l’association étudiante qui s’est déroulé ce week-end à Salaberry-de-Valleyfield.

Les tiraillements internes ont débuté la semaine dernière, lorsque l’exécutif de l’association a publié un texte de réflexion proposant un « repli stratégique »Les signataires de la lettre ont soulevé la possibilité de suspendre le mouvement de grève en cours pour poursuivre la lutte à l’automne prochain, aux côtés des syndicats de la fonction publique.

Cette prise de position a suscité la grogne de plusieurs militants, qui auraient préféré que cette idée soit débattue au sein des instances de l’ASSÉ avant de surgir sur la place publique. Samedi, tous les membres de l’exécutif ont choisi de démissionner, y compris la porte-parole de l’ASSÉ, Camille Godbout. Les militants réunis en congrès ont malgré tout choisi de les destituer « symboliquement » par la suite.

« C’était pas trop une lettre de réflexion. Ça sonnait appel, ça sonnait mot d’ordre. Ça n’a pas du tout été apprécié par les assos, qui voulaient choisir ce qu’elles allaient faire le 4 et le 5 [avril] »raconte Mme Fazazi, une étudiante en philosophie à l’Université de Montréal, qui a été nommée temporairement pour remplacer Mme Godbout à titre de porte-parole. Elle quittera ce poste dès mardi.

Dans le plan d’action adopté lors du congrès, l’association souligne que « la diversité d’opinions et une conflictualité constructive sont valorisées au sein de l’ASSÉ. […] Toutefois, le ton et le momentum de publication du dernier texte n’ont pas été appréciés. » Les membres ont d’ailleurs adopté une motion condamnant ce qu’ils qualifient d’agissements« contraires aux structures de démocratie directe ».

La porte-parole, Hind Fazazi, refuse toutefois de parler d’une crise au sein de l’ASSÉ. « Je ne pense pas que c’est une bonne analyse de dire qu’il y avait une chicane à l’interne. Il y avait une saine dissension et je pense que c’est important de souligner que l’ASSÉ est unie, même si elle n’est pas homogène. »

Sur sa page Facebook, l’ancienne secrétaire aux relations internes du conseil exécutif, Virginie Mikaelian, a pourtant dénoncé la teneur des échanges qui ont précédé son départ. Dans un long message, elle déplore « cette mauvaise foi qui déshumanise complètement ceux et celles qui se donnent corps et âme au sein des structures de l’ASSÉ. Celle qui invisibilise notre travail. Celle qui nourrit la haine que j’ai lue toute la semaine dans vos différentes conversations Facebook. »

Un conseil exécutif intérimaire sera élu jeudi, lors d’un conseil central extraordinaire, et un tout nouvel exécutif entrera en poste à la suite du congrès annuel, les 25 et 26 avril prochains.

Nouvel appel à la mobilisation

Entre-temps, l’ASSÉ entend poursuivre la lutte de plus belle. Au cours de la fin de semaine, elle a réitéré son appel à la grève, tout en précisant que sont les associations membres qui décideront de la suite des choses. Plusieurs d’entre elles devront décider ce mardi si elles reconduisent ou non leur mandat de grève.

Plusieurs rassemblements sont prévus au cours des prochaines semaines, à commencer par une manifestation « action-climat » le 11 avril et une « grève sociale » le 1er mai. D’autres événements visant à mettre de l’avant plusieurs revendications différentes sont prévus jusqu’au mois d’août. L’ASSÉ a également annoncé son intention de perturber le congrès du Parti libéral du Québec en juin. Sur le fond, toutefois, rien ne change. La lutte contre les mesures d’« austérité » du gouvernement Couillard, notamment en santé et en éducation, et l’exploitation des hydrocarbures sont toujours dans la mire des étudiants.

« La lutte contre les mesures d’austérité, ça nous étonnerait que ce soit une lutte de courte durée, souligne Mme Fazazi.On pense que c’est une lutte qui va s’échelonner dans le temps.[…] C’est sûr qu’à l’automne on va être encore là. »

Mais comment espérer des gains concrets avec une liste de revendications aussi longue ?« Dites-vous bien que l’esprit de cette grève-ci n’est pas celui d’une grève étudiante. C’est tout à fait différent de ce qui s’est passé en 2012. C’est une grève qui se veut sociale, insiste la porte-parole. Ce n’est pas de réclamer l’abolition de la hausse des droits de scolarité de 1625 [comme en 2012], d’atteindre l’objectif et d’arrêter de faire la grève. C’est quelque chose de dynamique. Nous sommes attentifs aux négociations des syndicats et nous sommes sensibles au pouls. Nous ne sommes pas aveugles. »

Grève générale illimitée en sciences humaines à l’UQAM
Piqués au vif par les menaces d’expulsion qui pèsent contre neuf étudiants de l’Université du Québec à Montréal (UQAM), les membres de l’Association facultaire étudiante des sciences humaines (AFESH) de l’établissement ont déclenché lundi une grève générale d’une durée illimitée.

Près de 700 des 5200 membres en règle de l’AFESH ont participé à l’assemblée générale de grève qui s’est tenue lundi dans une église du Plateau-Mont-Royal. Le vote tenu lundi a pour effet de prolonger pour une durée« illimitée » le mandat de grève que détenait déjà l’AFESH. Outre les menaces d’expulsion prononcées par le conseil exécutif de l’établissement envers neuf étudiants au cours des dernières semaines, les étudiants dénoncent l’austérité, les hydrocarbures et le recours aux injonctions. L’AFESH souhaite aussi limiter les pouvoirs des gardiens de sécurité de l’établissement en les empêchant de séquestrer, toucher et menotter des étudiants.

Les étudiants en sciences humaines invitent maintenant leurs collègues des autres facultés à leur emboîter le pas.

Peu après la fin de l’assemblée, vers 20 h, une manifestation ayant rassemblé plusieurs dizaines de personnes a eu lieu au centre-ville. La police a fait usage d’irritants chimiques aux environs de 20 h 45 pour disperser la foule.
Philippe Orfali

Sondage sur la réforme de la santé, les étudiants et les policiers

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Publié par Charles Payette pour CogecoNouvelles le mardi 07 avril 2015 à 05h48. Modifié à 06h23.
Sondage sur la réforme de la santé, les étudiants et les policiers
Freedigitalphotos.net
Exclusif (Cogeco Nouvelles) - Dans un nouveau sondage de la maison SOM pour Cogeco Nouvelles sur les grands sujets d'actualité, on apprend que 22% des répondants seulement croient que la réforme du système de santé du ministre Gaétan Barette va améliorer l'accès aux soins de santé.
Le reportage de Denis Couture
 
 
 
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Les plus pessimistes se retrouvent parmi les femmes (71%) et ceux dont la langue maternelle est le français. Par ailleurs, les avis sont très partagés quant à l'obligation des médecins à voir plus de patients. 52 % des répondants sont en accord contre 48%.
Après un début d'année particulièrement chaud pour le ministre Barrette, le tiers des Québécois sondés ont répondu qu'il lui faisait encore confiance, même si la dernière crise au CHUM a affecté la confiance de la moitié des répondants.
Toujours dans le dossier de la santé, à la question à savoir si vous seriez d’accord pour que les infirmières puissent poser certains actes médicaux (évaluation de l’état de santé, renouvellement de prescription, etc.), la grande majorité s'est dite en faveur. 63% des internautes se sont dit totalement d'accord et un autre 28% est partiellement d'accord.
Étudiants vs policiers
Le sondage révèle aussi que les opinions sont partagées sur la pertinence du mouvement de grève étudiant et du travail des policiers lors des manifestations.
Si les gens qui ont répondu sont répartis à parts égales quand il est question de la pertinence des manifestations étudiantes, c'est davantage à Montréal qu'à Québec où le mouvement étudiant reçoit des appuis.
Par ailleurs, quand il est question des policiers, c'est à Québec où on est davantage en accord avec «la méthode forte».
Le sondage indique aussi le taux de satisfaction des maires des deux grandes villes de la province. Le maire de Montréal Denis Coderre sera heureux d'apprendre qu'il reçoit l'approbation de 84% des répondants contre 76% pour Régis Labeaume du côté de Québec.
Ce sondage en ligne a été mené du 31 mars au 2 avril 2015 auprès de 1 005 internautes adultes québécois (en français et en anglais). La marge d’erreur maximale pour l’ensemble des répondants est de 3,4 %, 19 fois sur 20.

Deux ans plus tard: Vaillancourt, Accurso et autres devant la cour

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Publié par Charles Payette pour CogecoNouvelles le mardi 07 avril 2015 à 06h26.
Deux ans plus tard: Vaillancourt, Accurso et autres devant la cour
Gilles Vaillancourt/
Cogeco Nouvelles
(Cogeco Nouvelles) - C'est aujourd'hui que doit débuter l'enquête préliminaire de l'ex-maire de Laval, Gilles Vaillancourt, et de 35 co-accusés, près de deux ans après leur arrestation par l'escouade Marteau de l'UPAC.
Les 36 prévenus sont accusés entre autres de complot, fraudes envers le gouvernement et corruption dans les affaires municipales, pour avoir mis en place un présumé système de collusion et de corruption, entre 1996 et 2010.
Trois des suspects, dont Gilles Vaillancourt, sont aussi accusés de gangstérisme.
Parmi les accusés, figure aussi l'ancien entrepreneur Tony Accurso.