Information sur la politique 1

samedi, avril 04, 2015

Des parents oublient de dire à leur chat qu'ils attendaient un bébé

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Des parents oublient de dire à leur chat qu'ils attendaient un bébé
CAPTURE D'ÉCRAN, REDDIT
Être parent comporte son lot de responsabilités et de défis. Trop énervés par la naissance de leur enfant, des parents ont oublié une tâche essentielle : avertir leur chat qu’ils avaient eu un bébé.
Pas du tout préparée à apprendre une telle nouvelle, la petite Roxy était sous le choc au moment de rencontrer le bébé pour la première fois.
Les photos publiées par le couple sur Reddit ont depuis fait le tour du Web.
Des parents oublient de dire à leur chat qu'ils attendaient un bébé
CAPTURE D'ÉCRAN, REDDIT
Debout sur ses pattes-arrières à côté du berceau, la chatte fixe l’objectif avec les yeux bien ronds et la gueule grande ouverte! Bouche bée, elle semble se demander comment ses maîtres ont pu lui cacher une telle nouvelle.
Heureusement pour le couple, une deuxième photo publiée le lendemain montre que le bébé et le chat s’entendent maintenant à merveille!
Des parents oublient de dire à leur chat qu'ils attendaient un bébé
CAPTURE D'ÉCRAN, REDDIT

L’envers de la pensée magique

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Marie-Claude Élie-Morin
PHOTO COURTOISIE
Marie-Claude Élie-Morin

MISE à JOUR 
Alors que des best-sellers comme Le Secret et Demandez et vous recevreztentent de nous vendre la recette universelle du bonheur, Marie-Claude Élie-Morin propose quant à elle un discours à contre-courant. Dans son essai La dictature du bonheur, l’auteure remet en question le culte du bonheur, véhiculé à tort dans notre société.
Vous êtes journaliste de formation, mais qu’est-ce qui vous a mené à écrire cet essai ?
Je m’intéresse depuis quelques années au culte de la pensée positive. C’est quelque chose que j’ai vécu de l’intérieur parce que mon père en était un très grand adepte. Il était con­vain­cu que nos pensées pouvaient avoir un impact sur notre corps et notre santé. Mon père a fait deux cancers, pour lesquels il a refusé les traitements prescrits par les médecins, préférant se soigner par l’alimentation, la méditation et la visualisation.
Quel a été l’élément déclencheur à l’origine de ce livre ?
La maladie de mon père, le fait qu’il soit retombé malade en 2009, que le cancer soit revenu. [...] Il a terminé sa vie grabataire, il ne pouvait plus rien faire, alors qu’il était un adepte de la pensée positive, de la méditation et du journal de gratitude, qu’il mangeait sainement, faisait du yoga et buvait des jus verts au kale depuis les années 1980. Ça m’a fait l’effet d’une baffe et j’ai réalisé que le discours ambiant nous convainc que si on fait tout comme il le faut et qu’on cultive une attitude positive, on va éloigner la maladie et la souffrance, mais c’est faux! Il n’y a pas de recette magique.
Marie-Claude Élie-Morin
PHOTO COURTOISIE
Parler ouvertement de la mort de votre père n’a pas dû être chose facile...
C’est sûr que c’est venu brasser des événements de vie difficiles, parce que je parle du décès de mon père et de mon désir d’enfants qui n’a jamais été assouvi. J’ai révélé des choses très personnelles et je dois avouer que je me sens très vulnérable en ce moment. Je me dévoile beaucoup dans ce livre, mais c’est un peu ma conclusion face au culte du bonheur, cette espèce de pensée dominante qui nous dit qu’il faut sourire, être positif et garder le moral. Je ne prône pas le défaitisme ou le désespoir, mais je trouve que ça manque d’authenticité comme approche. Bref, je suis très réaliste et je prône plutôt l’authenticité imparfaite.
Qu’est-ce que le bonheur ?
Le bonheur est perçu comme une marchandise qu’on peut se procurer. Il faut être mince, avoir de l’argent, du succès et, surtout, il faut être heureux. Mais selon moi, tu ne peux pas appliquer une recette et être automatiquement heureux. C’est un piège et c’est ce que je dénonce. On nous vend la recette du bonheur, mais je crois qu’il n’en existe pas. Il faut trouver sa propre voie.
Que pensez-vous des réseaux sociaux ?
Je pense qu’il s’agit de la meilleure expression de cette dictature du bonheur. Quand on va sur Facebook ou Instagram, on présente tellement nos vies sous un jour meilleur. Les gens embellissent la réalité sur les réseaux sociaux. En fin de compte, on finit par trouver notre vie banale et par se blâmer de ne pas être assez heureux...

Quatre trucs pour raviver la flamme de votre couple

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Quatre trucs pour raviver la flamme de votre couple
PHOTO FOTOLIA
Julie Pelletier
Comme la simple arrivée du printemps ne suffit pas à allumer la passion érotique, je vous suggère une chronique de trucs pour raviver la flamme!
Car, avouons-le, le passage du temps et des années laisse parfois derrière lui des habitudes ou des mauvais plis! Sortez de vos habitudes et suivez-moi sur les sentiers de la complicité amoureuse...
Du bonheur au service de la santé sexuelle
Votre santé sexuelle fluctue inévitablement en fonction de votre état général ainsi que celui de votre couple. La sexualité génère plaisirs et bonheurs si on sait mettre du piquant et réveiller cette libido trop souvent en dormance.
Les couples de longue date finissent par avoir le sentiment de se connaître par cœur et de ne plus avoir besoin de faire des «efforts» pour demeurer dans la séduction et le renouvellement. Atout hautement avantageux, cette connaissance de l’autre peut rapidement tourner à la routine et quoi de plus éteignoir que le sentiment d’être perçu comme faisant partie de ceux/celles que l’on tient pour acquis?
Jeanne nous raconte: «Ma relation avec Pierre dure depuis 36 ans, nous nous sommes mariés à l’âge de 21 et 22 ans! Je mentirais si je disais qu’on s’aime de la même façon qu’à nos débuts. C’est vrai qu’au commencement, nous étions assez naïfs pour croire qu’une relation à deux se fait toute seule.
On a rapidement compris que ça prenait des efforts, du temps et beaucoup beaucoup de patience! Pierre ne fait pas partie de ces hommes qui parlent facilement, il a dû apprendre à faire des efforts à ce niveau et moi, faire l’effort de prendre moins de place pour le laisser parler! Notre vie sexuelle a suivi le mouvement de notre vie de couple – plus calme ou plus agitée – en fonction des épreuves ou des grandes joies que nous vivions.
J’ai honte de dire que parfois je prenais mon homme pour acquis, mais comme on s’aime beaucoup, on a réussi à faire attention. C’est sûr que rendu à notre âge, ça nous prend des trucs pour allumer la bougie parce qu’on a souvent l’impression d’avoir fait le tour du jardin, comme on dit!».
Le plaisir sexuel contribue à un meilleur équilibre mental et physique, utilisez vos mains, votre corps pour vous caresser mutuellement... ou individuellement!

Quatre trucs pour allumer votre partenaire

À la blague, je dis souvent aux gens qui me consultent que j’ai un sac de père Noël rempli de trucs pour les plaisirs érotiques, voici maintenant que je l’ouvre pour vous.
Varier le menu
1- Une fois par deux semaines faire le LPH: varier le Lieu, la Position et l’Horaire! Il vous suffira de mettre la main sur un recueil vous proposant différentes positions sexuelles à adopter pour faire l’amour et de les transposer dans un endroit différent de la maison et à un moment imprévu ou improbable à l’horaire de la journée: piquant assuré!
Pavlov à la rescousse
2- Le conditionnement peut en effet être très pertinent à appliquer à votre sexualité. Tentez de provoquer des réflexes en associant une caresse à un orgasme, par exemple: mordiller le lobe d’oreille de votre partenaire alors qu’il/elle a un orgasme... fort à parier qu’avec le temps, le simple mordillement du lobe ne sera plus vécu de la même manière!
Antidote: fantaisies!
3- Tous les moyens sont bons pour vous amuser! Que ce soit en vous déguisant, en jouant un jeu de rôle, en utilisant des accessoires, en vous envoyant des messages coquins, en cuisinant... Bref, osez saisir des moments quotidiens typiques ou rituels pour ajouter une touche de légèreté et de coquinerie: plaisir de jouer = plaisir sexuel
Le recul
4- Force est de reconnaître qu’une certaine distance permet une meilleure vue... particulièrement avec l’âge! Si vous tenez votre menu au bout de vos bras pour le lire lorsque vous êtes au restaurant, vous avez besoin de lunettes et si vous ne remarquez plus les changements chez votre partenaire, vous avez besoin de prendre du recul pour mieux vous rapprocher. Le recul (prendre des vacances séparées, vivre des loisirs chacun de son côté, faire chambre à part quelques jours) vous éloignera de la routine et vous donnera envie de retrouver au plus vite votre chéri/chérie! Retrouvailles = activités sous la couette assurées!
Bonnes découvertes!

Naître dans le mauvais corps

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Naître dans le mauvais corps
ILLUSTRATION
FOTOLIA
Julie Pelletier
«Quand je serai grand, je serai une fille»... Vivre avec le sentiment de se trouver dans le mauvais corps conduit un certain nombre de personnes à faire des démarches en vue de corriger la situation.
Or ce qui apparaît comme allant de soi, c’est-à-dire vivre en parfaite harmonie dans son corps par rapport à son identité sexuelle de genre, ne l’est pas pour ces hommes et ces femmes. Permettez-moi de vous expliquer...
Qu’est-ce que l’identité sexuelle de genre ?
De façon générale, à part quelques exceptions, nous venons tous au monde en ayant un sexe biologique bien défini (masculin ou féminin). Et encore de façon générale, ce sexe biologique correspond habituellement au sentiment d’appartenir à ce sexe biologique. Dans les cas où il y a présence d’un trouble de l’identité sexuelle de genre, la perception que l’individu a de lui-même ne correspond pas au corps qu’il habite – on s’adresse à lui en fonction de son sexe biologique, mais il/elle ne se reconnaît pas.
De nombreux questionnements vis-à-vis de cette situation conduisent souvent vers un mal-être profond, ce qui signifie que des changements devront être envisagés, car le fait de se sentir comme un étranger dans son corps pousse environ 1 personne sur 3 à intenter à sa vie (source: ATQ, aide aux trans du Québec, atq1980.org).
C’est donc avec le sentiment d’être prisonniers dans un corps qui ne leur appartient pas que vivent près de 2 % de la population. Des signaux apparaissent généralement assez tôt dans la vie de l’individu: rejet ou désintérêt total d’appartenir à ce sexe biologique, refus de porter des vêtements qui définissent ce sexe biologique, mais c’est à l’adolescence que cela se complique puisque les caractères sexuels secondaires en lien avec ce sexe biologique commencent à se définir, le corps change: apparition de barbe, des seins qui poussent... Naturellement, il est recommandé qu’une aide professionnelle soit apportée rapidement, pour l’enfant, mais aussi pour les parents.
Transgenre : toute personne qui vit une incohérence entre son sexe biologique et son sentiment d’appartenance à son identité sexuelle de genre.
Travesti : personne qui éprouve du plaisir (généralement sexuel) à porter les vêtements de l’autre sexe, sans toutefois remettre en question son appartenance à son sexe biologique
Transexualité : une personne qui a subi ou qui subira une opération pour changer son sexe biologique pour le rendre conforme à son sentiment d’appartenance d’identité sexuelle de genre.
Pas un caprice
Il serait totalement faux de croire que pour ceux et celles qui souhaitent un changement de sexe, cela relève d’un caprice. Ce sont malheureusement des propos tenus par certains et il faut lutter contre ces préjugés et cette transphobie. Nathalie témoigne: «J’ai toujours su que je suis une fille. Quand j’étais petite, je manifestais clairement à ma mère que je voulais porter des robes et je ne comprenais pas pourquoi elle s’adressait à moi comme si j’étais un petit garçon. J’ai vite compris que j’avais effectivement un pénis et que c’était la raison pour laquelle les gens m’appelaient Nathan. Je me souviens avoir tellement souffert quand j’étais jeune, mais heureusement mes parents ont toujours été à mon écoute. J’ai rencontré des médecins spécialistes et à l’âge de 21 ans j’ai terminé ma transformation par l’opération. Je suis débarrassée de ce sentiment de honte et de peur. Mais parfois je me surprends encore à ne pas passer dans certains endroits de peur de me faire agresser – comme ça m’est déjà arrivé à de nombreuses reprises. C’est alors que je réalise que mon corps n’est plus en dissonance et que je ressemble vraiment à ce que je suis en dedans. À tous ceux et celles qui sont aux prises avec des conflits intérieurs, allez chercher de l’aide, on ne peut pas s’en sortir tout seul.»
N’hésitez pas à vous renseigner davantage afin de cesser de porter des jugements négatifs...


Trouble érectile

«Je suis un homme de 42 ans et je me questionne car depuis un an je vis des pannes d’érection sporadiques. Parfois l’érection ne se manifeste pas du tout, parfois elle arrive mais repart aussitôt, même si je suis très excité. C’est particulièrement embêtant parce que je suis célibataire depuis quatre ans et que je dois expliquer à chaque fois à ma nouvelle partenaire que ce n’est pas de sa faute. Quelles démarches est-ce que je devrais entreprendre? Je dois voir un sexologue ou un médecin en premier? Merci pour votre aide!»
– Charles, Québec
Vous avez effectivement un bon réflexe en vous tournant vers l’option des démarches à entreprendre, car la situation ne pourra se régler d’elle-même. Je vous suggère tout d’abord de consulter votre médecin afin qu’il procède à une série d’examens en vue de diagnostiquer un trouble d’ordre physiologique – il sera ensuite à même de vous proposer des solutions. Si, à la lumière des résultats médicaux, il s’avère que le trouble n’est pas d’ordre physique, vous pourrez aller frapper à la porte d’un/une sexologue afin d’obtenir des réponses et des pistes de solutions. Vous faites bien de prendre votre santé sexuelle en main, à 42 ans il vous reste encore de très nombreuses années à être actif sexuellement, autant que cela se fasse positivement!

70 ans et toujours actifs

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An ancient art of Thai harem in medieval times of Siam
ILLUSTRATIONS
 FOTOLIA
Julie Pelletier
La sexualité des personnes aînées a longtemps été associée à des activités de tendresse et de sensualité, voire très peu active côté ébats érotiques. Considérant qu’il reste environ le tiers de sa vie à parcourir après la retraite, pourquoi imaginerait-on que la sexualité diminuerait en importance en vieillissant? Quels sont les freins à la sexualité lorsqu’on avance en âge? Peut-on vieillir et être en santé sexuellement? Repoussons l’âge limite et suivez-moi!
Une réalité
Loin de relever de la science-fiction, les personnes âgées ont bel et bien une vie sexuelle! Pour près d’une sur trois d’entre elles, le sexe est présent au moins une fois par semaine. Même si la sexualité est largement associée à la jeunesse et à la reproduction, il est faux de croire que celle-ci cesse d’exister au moment de la retraite ou de la ménopause. Certains couples iront même jusqu’à connaître des sommets de «bon sexe» une fois parvenu à un âge mûr: «Gérard et moi sommes rendus à plus de 70 ans et nous faisons encore l’amour une ou deux fois par semaine. C’est important pour nous deux. Quand Gérard travaillait 50 heures par semaine et que j’avais nos trois garçons à la maison, nous n’avions pas le temps de penser à nous pour satisfaire nos besoins intimes. On savait que notre amour était sincère et profond, mais la fatigue et le surmenage nous obligeaient à nous reposer plutôt qu’à s’activer sexuellement! Mais laissez-moi vous dire que quand il a pris sa retraite, nos trois gars étaient partis de la maison, heureux en ménage, nous avions tout le temps à nous. Les premières soirées intimes étaient vraiment particulières parce qu’on faisait l’amour comme si le temps pressait et qu’il fallait s’endormir au plus vite pour se relever le lendemain. Je vous dirais que ç’a pris presque six mois avant qu’on prenne un autre rythme et qu’on fasse l’amour plus doucement et à des heures différentes de la journée. Gérard est du matin et moi de l’après-midi, donc on fait plaisir aux deux en le faisant des fois en se levant et d’autres fois avant une sieste l’après-midi! C’est impressionnant la capacité que l’on s’est découverte à se faire plaisir sexuellement après toutes ces années passées ensemble! Sincèrement, c’est un plaisir qu’on s’offre et qu’on n’est pas près de laisser tomber! Même si Gérard devrait prendre du Viagra un jour!»
Les plus âgés bénéficient, en Occident, d’une retraite confortable, d’un pouvoir d’achat qui les fait devancer une bonne part de leurs cadets, en particulier en ce qui concerne les dépenses concernant les voyages, la culture, l’hygiène et les soins de beauté, et qui les met à égalité pour les dépenses d’habillement et d’alimentation. Au total, 52 % des achats de voitures neuves et 48 % des vols en première classe sont effectués par des plus de 55 ans (observatoire Caisse d’épargne, 2005). En règle générale, le niveau de vie moyen des plus de 60 ans était, en France, en 2003, pratiquement identique ou supérieur à celui de la tranche d’âge 30-49 ans (sources INSEE). Source: FF3S (Fédération Française de sexologie et de santé sexuelle), Faire l’amour toujours, 2011.
Contourner les obstacles
Bien sûr, le corps change et les capacités physiques se modifient avec l’âge, mais heureusement il y a certains trucs pour contourner ces obstacles qui peuvent faire obstruction à la poursuite de l’épanouissement sexuel. Tout d’abord, il est important de demeurer actif. Toute personne vieillissante devrait s’assurer de bouger quotidiennement, dans la mesure de ses capacités. Comme une santé qui décline peut devenir un frein à la sexualité active, il importe donc d’en prendre bien soin. Des incontournables surviennent bien évidemment, mais la créativité doit venir à la rescousse pour déjouer ceux-ci. Henriette (82 ans) nous révèle ses trois trucs pour rester actifs sexuellement longtemps:
  • faire de l’exercice deux fois par semaine ou plus
  • se masturber deux fois par semaine ou plus
  • prendre le temps deux fois par semaine ou plus pour penser à son couple si on a la chance d’avoir un partenaire
Selon sa grande expérience, c’est le bonheur de vivre qui donne l’élan à la sexualité!
Je profite de l’occasion pour vous souhaiter de joyeuses Pâques!

100$ par semaine par enfant: une aubaine!

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Mario Dumont
Nos CPE me rendent perplexe. L’hypothèse de ne plus offrir le dîner par mesure d’économie a fait sursauter bien des parents cette semaine. À quelques jours de voir le tarif augmenter significativement pour une majorité de familles, une détérioration aussi claire du service ne pouvait que soulever la colère. Ladite colère ne fut qu’accentuée par le dossier du Journal sur le Congrès des cadres des CPE au Château Frontenac.
D’où part cette discussion autour d’un scénario de coupures dans les repas des petits? Évidemment, du fait que le gouvernement, dans ses politiques dites d’austérité, réclame un effort douloureux de 74 millions de dollars aux CPE. En entendant que nos garderies subventionnées sont si pauvres, je me suis questionné à nouveau sur le vrai coût d’une place pour l’État. Voici mes conclusions.
Vous êtes déjà au courant du fait que le 7,30 $ payé jusqu’à maintenant ne couvre qu’une infime partie du vrai coût. Mais avons-nous un portrait juste de ce coût véritable? Nous savons déjà que l’État ajoute environ 52 $ par enfant comme subvention de base pour chaque enfant. Mais la contribution de l’État dépasse largement ce versement pour chaque enfant.
Nombreuses subventions
Les CPE reçoivent aussi des allocations pour payer l’hypothèque, des compensations de taxes foncières, un remboursement de TVQ, des subventions pour l’entretien et l’amélioration des installations et des cours extérieures.
Il y a aussi une allocation pour les régimes d’assurance collective et de congés de maternité ainsi qu’une subvention spéciale pour le régime de retraite du personnel. On l’oubliait, à la suite des négociations qui sont survenues quelques années après l’implantation des CPE, le gouvernement du Québec a dû prévoir des sommes pour aider les garderies à financer les nouveaux régimes de retraite.
Bureaucratie
Puis, il y a la bureaucratie au-dessus de tout cela, bureaucratie qui s’est alourdie avec la création des bureaux coordonnateurs en 2006.
Si l’on réussissait vraiment à tout comptabiliser, à combien s’élèverait exactement le coût par enfant d’une place en garderie? Bien difficile à dire. Chose certaine, une enquête du FM 93 de Québec affirme que le budget total des services de garde subventionnés atteignait 2,33 milliards $ en 2014, par rapport à 1,2 milliard en 2003. Il s’agit d’une hausse de presque 100 %.
Une telle augmentation des coûts pour créer des places supplémentaires? Pas vraiment. À l’époque, il y avait 163 000 places à contribution réduite dans le réseau, contre 222 000 l’an dernier, une augmentation de 36 %.
Il y a près de 10 ans, alors que j’étais en politique, je parcourais le Québec en faisant la promotion d’une allocation familiale de 100 $ par enfant par semaine. Bien des sceptiques trouvaient l’idée trop audacieuse considérant les coûts élevés d’un tel transfert aux familles.
Si j’y repense dans le contexte d’aujourd’hui, alors que l’État investit aujourd’hui un montant dépassant les 60$ par jour par enfant pour le service de garde, cela fait 300 $ par semaine!
Le 100 $ par semaine de l’ADQ, finalement, c’était une aubaine!

«Nous avons un devoir de franchise»

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Michel Hébert
PHOTO LE JOURNAL
 DE MONTRÉAL,
BEN PELOSSE
Pierre Céré, c’est l’inconnu de la course au leadership du PQ. Il l’admet lui-même, on le connaît peu. Le grand public se demande encore: «C’est qui ce gars-là?»...
«Depuis le début, mon défi est d’être pris au sérieux. À chaque débat, on dit que je n’ai rien à perdre. C’est faux, on a tous sa gueule à perdre, et je tiens à la mienne», dit-il.
De son bureau montréalais, au pied du Mont-Royal, le président du Comité national des chômeurs se prête au jeu des questions avec Le Journal. L’emplacement fait saliver les promoteurs immobiliers. En vain.
Au mur, des photos de Daniel Cohn-Bendit, de Rimbaud et de Gérard Philippe. Un politicien hors norme, un poète maudit, un acteur mythique. Des exemples, des maîtres à penser.
Le teint hâlé, trahissant un récent séjour à Cuba, Pierre Céré réfute les propos de ceux qui disent (ou pensent) qu’il n’a pas d’affaire dans la course au leadership péquiste. Qu’il ne serait qu’un objecteur de conscience circonstanciel.
Au contraire, réplique-t-il, c’est dans la suite des choses...
Ami de Richard Desjardins
Depuis vingt ans, M. Céré milite en faveur des victimes de l’économie et dirige le Comité national des chômeurs, un groupe de pression subventionné par le ministère de Sam Hamad... Il milite pour ainsi dire depuis toujours, depuis le cégep, bien avant d’être lui-même chômeur au pays de Richard Desjardins, un ami de longue date. Son militantisme l’a naturellement mené à la politique, au PQ plutôt qu’à Québec solidaire, trop «anti-capitaliste», à son goût.
Candidat dans Laurier-Dorion, Pierre Céré a fini troisième derrière le libéral Sklavounos et le solidaire Fontecilla. «À cause de la charte, c’est clair. Les libéraux ont joué la charte et la peur du référendum. Notre vote s’est effondré », se souvient-il.
Cette défaite, la plus dramatique de son histoire, devrait forcer le PQ à faire un examen de conscience; il l’y a invité, sans gêne aucune, au débat de Sherbrooke, dimanche dernier. «Nous avons un devoir de franchise», soutient M. Céré.
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DE MONTRÉAL,
 BEN PELOSSE
« Trop d’échappatoires »
Lui aussi, évidemment, croit que l’indépendance du Québec est nécessaire. Mais, à son avis, le PQ retombe toujours dans les pièges qu’il installe lui-même.
Avec un peu beaucoup d’impertinence, il parle du fond du cœur: « Il y a trop d’échappatoires. Des signatures, un Institut des mathématiques sémantiques de la souveraineté. On veut encore actualiser des études que personne ne lira. On sait que c’est faisable, l’indépendance. Même Jean Charest l’a dit. Alors quoi! »
«Nous n’avons qu’une seule et unique question à se poser: est-ce qu’on la veut, comme peuple, l’indépendance, oui ou non? Au Canada, nous sommes sous curatelle. Avec toutes nos ressources, nous pourrions faire nos choix politiques.»
«Pour y parvenir, il faut toucher le cœur des gens au lieu de consulter les oracles. Présentement, le PQ parle au PQ. S’il continue de parler à huis clos, il court à l’échec. Nous avons sérieusement besoin d’un renouvellement. Pas d’un nouveau vernis», explique le bouillant militant.
Un mois de vacances pour tous !
En attendant, il ne perd pas ses repères et travaille toujours à l’élaboration d’un programme d’assurance emploi made in Québec. Pauline Marois avait mandaté Gilles Duceppe pour y regarder de plus près, mais l’exercice n’était pas porté par les meilleures intentions.
«Le PQ a voulu faire de la politique politicienne avec cette affaire-là, il voulait une chicane (avec Ottawa)», se rappelle-t-il.
Mais il n’y a pas eu de chicane puisque Pauline Marois a laissé tomber. «Mais moi, j’y crois toujours», dit Pierre Céré.
Son programme «électoral» comporte une mesure qui pourrait plaire aux Québécois: un mois de vacances pour tous. Faisable, ça aussi, dit-il. «Après tout, nous sommes dans un pays nordique, un mois de vacances serait la moindre des choses», insiste-t-il.
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DE MONTRÉAL,
BEN PELOSSE
«Un parti de vieux ringards»

Le PQ fait de la « vieille politique », déplore Céré

Pierre Céré est sévère envers le parti qu’il voudrait diriger. Trop encroûté dans ses habitudes. Trop sûr d’avoir trouvé un «sauveur», le PQ continue malheureusement de faire de la «vieille politique».
«On a mangé la volée de notre vie l’année dernière, mais c’est comme si tout le monde voulait oublier ça, passer à autre chose parce que le sauveur s’en vient. Wow! Si on fait ça, on va finir en soins de longue durée», mitraille le militant Céré.
Plus déplorable selon lui, le PQ n’est plus «en phase» avec le Québec moderne et ne peut plus porter efficacement un projet d’indépendance ralliant une majorité des Québécois.
«Le PQ est un parti qui a beaucoup vieilli. Il doit se secouer un peu. C’est un parti d’apparatchiks qui n’est plus en phase avec le Québec d’aujourd’hui».
Même les militants déchantent: «Les gens nous disent: Vous nous appelez juste quand vous avez besoin d’argent.»
Pétrole
Aux yeux des jeunes surtout, le PQ est devenu un «parti de vieux ringards», déplore-t-il. Il en tient pour preuve sa position sur le pétrole: il est pour lorsqu’il est au pouvoir, mais contre quand il retourne dans l’opposition.
M. Céré croit que la cuisante défaite de 2014 aurait dû forcer une réflexion approfondie sur l’avenir du parti. L’establishment a préféré opter pour le déni. Le départ de Pauline Marois a vidangé les remords et les remises en question n’ont pas été faites. Sur le triste épisode de 2014, M. Céré est du même avis que Bernard Drainville et Alexandre Cloutier.
«On n’aurait tout simplement pas dû aller en élection, mais continuer à gouverner en faisant des alliances avec les autres partis. Qu’on le veuille ou non, le bipartisme est terminé. Il faut apprendre à créer des majorités parlementaires», soutient-il.
Identité et laïcité
Comme d’autres, Pierre Céré juge que le PQ fait fausse route depuis des années en amalgamant laïcité et identité.
Ce virage identitaire ne lui plaît pas: «Les gens nous regardent, les jeunes surtout, comme de vieux ringards, encore avec la ceinture
fléchée.»
Tout ça, à son avis, plombe les chances de faire l’indépendance.
S’il était chef du PQ, il prendrait tout son temps avant de faire son entrée à l’Assemblée nationale.
Entre autres choses, il appellerait Jean-Martin Aussant, le fondateur d’Option nationale.
« Il faut rallier tout le monde, sans ça, on n’y arrivera pas », conclut-il.
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 DE MONTRÉAL,
 BEN PELOSSE
Il se prononce sur le favori

Pas d’atomes crochus avec PKP
 

Qu’en pense le militant-candidat?
«PKP est dans une classe à part. Mais il est trop sûr de gagner. On dirait qu’il n’a pas fait ses devoirs. Ce n’est peut-être qu’une fausse impression.»
Croyez-vous vraiment avoir des chances de l’emporter, sérieusement?
«Je ferais un maudit bon chef... mais je suis réaliste (Rires).»
Le militant sait très bien que Pierre Karl Péladeau est toujours le chouchou des militants; le critiquer provoque parfois des huées. C’est injuste?
«En tout cas, moi, si j’avais fait le quart (des bourdes) de Pierre Karl Péladeau, je serais déjà mort.»
Vous ne l’avez pas en haute estime?
«PKP a de grosses, grosses chances de gagner, on s’entend. Pourtant, il ne démontre pas les qualités du leader, du rassembleur dont le PQ a besoin.»
Il ne vous impressionne pas?
«Ses idées et ses interventions sont souvent décousues, c’est assez spécial. Je suis parfois inquiet. Si je faisais des discours comme lui, je serais mort, je serais mort, mort...», insiste-t-il.
Il y des gens qui croient que vous vous cherchez un emploi, que la course permet de vous mettre en valeur?
«J’ai 55 ans, je n’ai pas de plan de carrière et je ne me cherche pas une job. Je suis heureux et j’aime ce que je fais. Je ne suis pas riche, mais je me débrouille bien. Mes enfants sont grands et ça me donne plus de marge.»
D’autres pensent que vous cherchez à attirer l’attention?
«Non, c’est pas moi, ça. Je n’aime pas passer à la radio, ou à la télé. Je trouve ça stressant.»
Votre organisation est importante?
«Nous sommes plus un commando qu’une armée, mais nous ne sommes plus à 0 %. C’est fini ça, M. 0 %. Les autres visent tous la 2e place. Moi, je veux un débat d’idées.»

Brazeau, Wallin et Duffy auront à nouveau droit à leur salaire lors du déclenchement des prochaines élections fédérales

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La dissolution du Parlement annulera la motion sur leur suspension sans solde

Brazeau, Wallin et Duffy auront à nouveau droit à leur salaire lors du déclenchement des prochaines élections fédérales
CHARLES-ANTOINE GAGNON/AGENCE QMI
Dominique La Haye
Les trois sénateurs suspendus du Sénat sur qui pèsent des accusations et des allégations criminelles recommenceront à toucher leur salaire une fois les élections fédérales déclenchées l’automne prochain.
Les sénateurs Patrick Brazeau, Mike Duffy et Pamela Wallin, au centre du scandale des dépenses à la Chambre haute, pourront ainsi à nouveau percevoir une partie de leur salaire annuel de base s’élevant à 142 000 $.
Le bureau du Sénat explique que la dissolution du Parlement, lors du déclenchement des élections à la demande du premier ministre, aura pour effet de mettre fin aux travaux du Sénat.
«Tous les règlements du Sénat meurent lors d’une prorogation ou d’une dissolution», a confirmé vendredi une porte-parole du Sénat, Nancy Durning.
La dissolution aura ainsi pour effet d’annuler la motion adoptée en novembre 2013 à la Chambre haute pour suspendre sans salaire le trio de sénateurs conservateurs en raison de «négligence grossière dans la gestion de [leurs] ressources parlementaires».
La GRC a depuis déposé une trentaine de chefs d’accusation de fraude, d’abus de confiance et de corruption d’un fonctionnaire contre le sénateur Duffy, dont le procès débutera mardi prochain à Ottawa.
Le sénateur Brazeau subit présentement son procès au palais de justice de Gatineau pour des accusations d’agressions sexuelles. La GRC a aussi déposé un chef d'abus de confiance par un fonctionnaire public et un chef de fraude contre lui.
La sénatrice Wallin ne fait pour l’instant face à aucune accusation, mais la GRC allègue qu’elle a soumis de nombreuses indemnités de dépenses frauduleuses au Sénat.
Sans déplorer la situation, le ministre et lieutenant politique de Stephen Harper au Québec, Denis Lebel, s’est contenté de dire que la balle est dans le camp du Sénat.
«Nous n’avons rien à voir dans ces décisions-là. Les règles sont claires, ce sont aux gens responsables du Sénat de se prononcer là-dessus et bien sûr que je vais leur laisser faire leur travail», a-t-il déclaré en marge d’une annonce à Alma, vendredi.
Le bureau du leader du gouvernement au Sénat, Claude Carignan, estime qu’il est encore trop tôt pour se prononcer sur la situation.
«Plusieurs facteurs restent à déterminer. N'oublions pas que deux de ces individus font actuellement face à la justice et l'autre fait toujours l'objet d'une enquête de la GRC. Également, le fait d'être reconnu coupable ou non ainsi que le type de sentences changent les conséquences sur le salaire et la suspension‎», a fait valoir le porte-parole du sénateur, Sébastien Gariépy.
Le député du NPD, Hoang Mai, dont le parti prône l'abolition du Sénat, estime que le gouvernement a un rôle à jouer pour corriger la situation.
«C’est choquant, c’est totalement inacceptable», a-t-il lancé. «Le fait que des sénateurs suspendus reçoivent leur salaire, ça dépasse tout entendement. Je pense que le gouvernement a sa responsabilité à jouer et doit prendre les mesures nécessaires pour s’assurer que ces sénateurs n’ont pas accès à leur salaire», a ajouté le néo-démocrate.
Le chef du Bloc québécois, Mario Beaulieu, estime aussi qu'il s'agit d'une preuve de plus que l'institution est «archaïque» et qu'elle doit être abolie.
Plus tôt cette semaine, des sénateurs ont confirmé que leurs dépenses étaient passées au peigne fin par le bureau du vérificateur général du Canada qui doit déposer un rapport ce printemps.
La sénatrice Nancy Ruth a fait les manchettes après avoir admis demander des remboursements pour des déjeuners, même lorsque son repas matinal lui était fourni dans l’avion.
«Ces déjeuners sont très horribles, à moins que nous ne vouliez du camembert gelé et des craquelins émiettés», avait-elle pesté.