lundi, mars 30, 2015

Ce truc simple, santé et amusant pourrait occuper votre chien pendant des heures

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MISE à JOUR 


Les chiens sont des animaux qui peuvent être parfois gourmands, et il peut être difficile pour un amoureux de ces bêtes poilues de contrôler l’apport de nourriture quotidien de son animal de compagnie.
Une utilisatrice YouTube semble avoir trouvé une solution à ce problème à l’aide d’un jouet plutôt simple, mais ingénieux, qui semble très efficace à réduire la consommation de nourriture de son chien tout en l’amusant.
Dans la description de la vidéo, l’utilisatrice a dit, «J’ai fait fabriquer ce jouet pour Bella parce qu’elle mangeait trop vite lorsque je mettais son manger dans un bol. Mais elle a aussi beaucoup d’énergie et sa race est très intelligente.»
Bella semble très agile à obtenir sa nourriture, mais cela fonctionnerait-il avec tous les chiens?

Des manifestants tentent de perturber une allocution de Leitao

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30 mars 2015 13h20 |Lia Lévesque - La Presse canadienne | Québec
Des manifestants contre la politique d’austérité du gouvernement ont tenté de perturber l’allocution que devait prononcer le ministre des Finances, Carlos Leitao, devant la Chambre de commerce de Montréal.
Photo: Ryan Remiorz
La Presse canadienne
Des manifestants contre la politique d’austérité du gouvernement ont tenté de perturber l’allocution que devait prononcer le ministre des Finances, Carlos Leitao, devant la Chambre de commerce de Montréal.
La présence du ministre des Finances Carlos Leitao devant la Chambre de commerce du Montréal métropolitain, lundi midi, a été marquée par plusieurs gestes d’éclat par de petits groupes de manifestants.
La présence du ministre des Finances Carlos Leitao devant la Chambre de commerce du Montréal métropolitain, lundi midi, a été marquée par plusieurs gestes d’éclat par de petits groupes de manifestants.
 
Un premier groupe d’une douzaine de personnes a tenté de pénétrer dans la salle avant même que le ministre arrive. Il a été repoussé par le service de sécurité de l’hôtel.
 
Un second groupe qui lui avait déjà réussi à entrer s’est aussi mis à scander des slogans et a été escorte à l’extérieur de la salle. Un troisième groupe de trois manifestants s’est mis à scander « stop Couillard » dès que le ministre s’est mis à parler.
 
Le Service de police de la ville de Montréal a escorté d’autres manifestants à l’extérieur de l’hôtel. Pendant ce temps, d’autres manifestants tenaient une manifestation plus conventionnelle à l’extérieur de l’hôtel sous la neige et la grêle.

Fusillade à l’entrée des locaux de la NSA

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Aucun lien avec le terrorisme n’est supposé pour l’instant

30 mars 2015 12h53 |Agence France-Presse | États-Unis
Ni le FBI, ni l’armée américaine qui gère le site n’ont voulu confirmer qu’une personne serait morte dans l’incident.
Photo: Patrick Semansky
Associated Press
Ni le FBI, ni l’armée américaine qui gère le site n’ont voulu confirmer qu’une personne serait morte dans l’incident.
Washington — Une fusillade a éclaté lundi matin à l’entrée du quartier général de l’Agence de sécurité nationale (NSA) dans le Maryland, près de Washington, qui a fait au moins deux blessés, ont indiqué lundi les autorités.
 
« Le FBI de Baltimore enquête sur une fusillade ce matin à une entrée de la NSA à Fort Meade », a déclaré Amy Thoreson, une porte-parole de la police fédérale.
 
« Nous ne pensons pas qu’il y ait un lien avec le terrorisme », a-t-elle précisé.
 
Ni le FBI, ni l’armée américaine qui gère le site n’ont voulu confirmer qu’une personne serait morte dans l’incident, comme l’ont indiqué plusieurs médias locaux.
 
L’armée américaine s’est bornée à confirmer que deux personnes avaient été blessées au moment des tirs, sans préciser quelle était la gravité de leurs blessures.
 
Interrogée par l’AFP, la NSA s’est refusée à tout commentaire. Elle devait diffuser un communiqué un peu plus tard.
 
Un porte-parole de la Maison-Blanche, Eric Schultz, a déclaré que le président Obama « avait été informé » de l’incident.
 
Outre la NSA et ses installations hyper-sécurisées, le site immense de Fort Meade accueille également le US Cyber command (le commandement militaire américain pour le cyber-espace) et plusieurs autres agences américaines.
 
Au total, près de 11 000 militaires et 29 000 civils travaillent à Fort Meade, selon le site Internet de la base.

D'autres détails suivront.

Course à la direction du PQ : pas de tir groupé contre Péladeau au deuxième débat

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Mise à jour le dimanche 29 mars 2015 à 17 h 03 HAE   Radio-Canada avec La Presse Canadienne
Les cinq candidats à la direction du Parti québécois se sont affrontés dimanche sur les thèmes de la santé, des services sociaux et de l'environnement au deuxième débat officiel organisé par la formation. Le candidat favori dans les sondages, Pierre Karl Péladeau, a subi moins d'attaques de la part de ses adversaires que lors du premier débat.
Réunis au Cégep de Sherbrooke, Alexandre Cloutier, Martine Ouellet, Pierre Karl Péladeau, Bernard Drainville et Pierre Céré tentaient de se démarquer dans cette course à la succession de Pauline Marois.
Sur plusieurs sujets, les positions des candidats convergent.

Améliorer l'accès aux soins de santé
Dans le domaine de la santé, les candidats s'entendent sur plusieurs points : limiter la place du privé, favoriser la prévention, améliorer l'accès aux services de première ligne et défendre le champ de compétence du Québec face à Ottawa.
Certains, comme Bernard Drainvile, ont dit vouloir plus de superinfirmières; d'autres, notamment Martine Ouellet, veulent améliorer l'accès aux CLSC et augmenter le nombre d'infirmières dans les soins de première ligne.
Alexandre Cloutier veut mettre l'accent sur le dossier informatique. Pour sa part, Pierre Karl Péladeau ne veut pas de « tutelle » de la part d'Ottawa. Pierre Céré affirme vouloir consulter les travailleurs de la santé pour « reconstruire » le système.
Il y a eu peu de prises de bec entre les candidats. Martine Ouellet a noté que la position de Pierre Karl Péladeau avait évolué - lui qui prônait une plus grande concurrence entre le privé et le public - et lui a demandé s'il était d'accord pour qu'il y ait moins de privé en santé.
« C'est une question qu'il faudra regarder », a répondu M. Péladeau. « Mais une chose est sûre, je ne suis pas pour plus de privé en santé », dit-il.

Divergences au sujet du pétrole
La question de l'exploitation et du transport du pétrole a aussi retenu l'attention. Tous les candidats, sauf Pierre Karl Péladeau, s'opposent au projet de pipeline Énergie Est de TransCanada, qui doit transporter du pétrole albertain jusqu'au Nouveau-Brunswick en traversant le Québec notamment.
M. Péladeau a par ailleurs déclaré que le pétrole est un atout majeur pour la souveraineté. Il a cité l'exemple de la Norvège qui s'est constitué un fonds souverain avec cette ressource. « On ne peut mettre de côté [cette option] » pour un Québec souverain, selon lui. Toutefois, il faut tenir compte de l'acceptabilité sociale pour tout projet, a-t-il soutenu, précisant miser sur une consultation.
Martine Ouellet désire protéger l'ensemble de l'île d'Anticosti. « Il faut arrêter les travaux et faire un BAPE pour l'ensemble de l'île », parce que, dit-elle, la prochaine étape des travaux sera celle des forages comportant de la fracturation hydraulique.
Alexandre Cloutier et Pierre Céré se sont quant à eux opposés à l'exploitation du pétrole de schiste sur l'île d'Anticosti.
Pour sa part, Bernard Drainville ne ferme pas la porte à l'exploitation de cette ressource, dans l'optique où elle peut faire partie d'une transition graduelle vers les énergies renouvelables.
Péladeau fait acte d'humilité
En concluant le débat, M. Péladeau a affirmé qu'il avait sous-estimé les exigences de la vie publique. « Cette campagne est exigeante, mais comporte son lot de découvertes et d'enrichissements », a-t-il dit.
Il a affirmé dans sa déclaration de clôture vouloir faire une « confidence » aux Québécois. « Je ne croyais pas que la vie publique pouvait être aussi exigeante. Je le vois bien depuis que je suis député de Saint-Jérôme. »
Semblant faire allusion à cette controverse, Pierre Céré a quant à lui lancé un appel pour que le PQ cesse son « ethnocentrisme ». En point de presse, ce dernier a aussi souligné qu'aucun candidat n'a abordé le thème de la grève étudiante qui a cours en ce moment.
Notre dossier
Quelque 500 personnes assistaient au débat. La joute était animée par Gilles Gougeon.
Le premier débat le 11 mars à Trois-Rivières portait sur l'économie. À cette occasion, le ton entre les aspirants-chefs avait été courtois. Pierre Karl Péladeau, perçu comme le meneur dans cette course, avait été la cible de quelques attaques de ses adversaires.
Trois autres débats auront lieu : le 16 avril à Québec, le 3 mai à Rimouski et le 7 mai à Montréal.

Le courant n’est jamais passé entre Barack Obama et Stephen Harper

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Personnalité et idéologie les opposent, disent des experts


30 mars 2015 |La Presse canadienne | Canada
Les experts s’entendent toutefois sur une conclusion: le lien privilégié entre le Canada et les États-Unis ne sera pas altéré à long terme.
Photo: Jewel Samad
Agence France-Presse
Les experts s’entendent toutefois sur une conclusion: le lien privilégié entre le Canada et les États-Unis ne sera pas altéré à long terme.

Les relations entre un premier ministre canadien et un président américain ont rarement été aussi orageuses. Mais cela ne sonne pas pour autant le glas du lien spécial qui unit les deux pays depuis des siècles, selon des experts.
 
En marge d’une conférence sur la politique étrangère des États-Unis tenue à Montréal, les politologues Charles-Philippe David et Louis Balthazar se sont entendus sur une chose : le courant ne passe pas entre Stephen Harper et Barack Obama, et ce, depuis le début.
 
« Cette relation est l’une des plus mauvaises de l’histoire des rapports entre les États-Unis et le Canada, du moins à l’ère moderne », a tranché M. David, qui est titulaire de la Chaire Raoul-Dandurand en études stratégiques et diplomatiques de l’Université du Québec à Montréal.
 
Ce « malaise » s’explique en partie par l’idéologie opposée des deux politiciens, selon l’éminent professeur de l’Université Laval, Louis Balthazar, qui étudie la question depuis des décennies.
 
« Habituellement, les premiers ministres canadiens sont plus libéraux, plus audacieux que le président américain dans toutes sortes de domaines […] Là, tout ça a changé. On a un premier ministre qui se sent beaucoup plus à l’aise avec les évangélistes de la droite américaine et du Parti républicain qu’avec le président », a relaté M. Balthazar.
 
Or, selon M. David, c’est moins la couleur politique qui importe que la personnalité des deux dirigeants. Et manifestement, la chimie n’opère pas entre MM. Harper et Obama, dit-il. D’ailleurs, le chercheur croit que l’échec annoncé du projet de construction de l’oléoduc Keystone XL a été causé par cette mauvaise relation.
 
« M. Obama ne s’est pas laissé impressionner ni laissé convaincre par Stephen Harper de la nécessité d’aller de l’avant avec Keystone XL », a constaté M. David.
 
Pas d’effet à long terme
 
Les experts s’entendent toutefois sur une conclusion : le lien privilégié entre le Canada et les États-Unis ne sera pas altéré à long terme.
 
« La relation canado-américaine, c’est quelque chose de tellement fort, de tellement structuré que les présidents ne peuvent pas la changer […] Cela continue, quel que soit le président, quelle que soit l’idéologie, parce qu’il y a trop d’intérêts », a souligné M. Balthazar.
 
Chaque fois que des premiers ministres canadiens ont esquissé des gestes de rupture par rapport aux États-Unis, ils se sont ravisés ou, du moins, les fonctionnaires ont su rassurer leurs homologues américains.
 
M. Balthazar rappelle que, pendant la guerre du Vietnam dans les années 1960, le premier ministre canadien Lester B. Pearson avait vertement critiqué l’intervention militaire menée par le président Lyndon B. Johnson. Pourtant, le Canada avait envoyé des armes au pays pour aider les États-Unis.
 
M. Pearson, à l’époque, avait expliqué sa position ambivalente ainsi : « Nous ne pouvions ignorer le fait qu’un désaccord manifeste avec les États-Unis sur la position du Vietnam […]aurait comme conséquence immédiate que Washington regarderait d’un [air] plus critique certains aspects de notre relation, qui nous profite autant qu’à eux. »
 
Peu probable, donc, que les conflits apparents entre MM. Harper et Obama abîment de façon durable les relations entre leurs deux pays.
 
« La seule chose qui bouleverserait complètement la relation entre le Canada et les États-Unis serait un attentat terroriste émanant du sol canadien perpétré aux États-Unis. Ça, ce serait un “game changer”», a analysé M. David.
 
Il s’agit d’ailleurs d’une préoccupation constante pour le Canada, qui subirait des pertes économiques considérables, beaucoup plus dommageables pour lui que pour les États-Unis. Selon Exportation et développement Canada, 70 % des exportations du Canada vont vers les États-Unis. En revanche, le Bureau du représentant américain du commerce estime que 19 % des exportations des États-Unis étaient dirigées vers le Canada en 2013.

Rapport Godbout? Mise à mort de l’État social!

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30 mars 2015 | Louis Roy - Ex-président de la Confédération des syndicats nationaux (CSN) | Québec
La véritable proposition qui est faite dans le rapport Godbout est celle de passer d’un État social à un État absent ou chétif.
Photo: Jacques Boissinot
La Presse canadienne
La véritable proposition qui est faite dans le rapport Godbout est celle de passer d’un État social à un État absent ou chétif.

Au-delà des chiffres, des propositions et des objectifs avoués de la réforme proposée par le professeur Luc Godbout et son groupe de travail, il ne s’agit pas seulement ici de modifier telle mesure et d’en créer une nouvelle dans un autre domaine. D’ailleurs, le rapport nous propose un projet «global» qu’il ne faudrait pas appliquer à la pièce et encore moins dans lequel on pourrait choisir les quelques réformes qui font l’affaire de groupes de pression choisis.
 
Non, le rapport Godbout propose ni plus ni moins la fin du welfare state, ce qu’ici on appelle l’État providence. Cet État social, basé sur la juste contribution de ses membres, individus et entreprises, qui mettent en commun, selon leurs capacités, des services offerts à tous, sur tout le territoire et au meilleur prix. Ces services publics peuvent être gratuits ou à contribution unique pour tous; mais ils sont financés par un système d’impôt où, idéalement, la contribution varie selon la capacité de payer des contribuables (le mot dit bien en quoi consiste la fonction).
 
Les tenants du libre marché et d’une place privilégiée aux financiers et investisseurs, cherchent depuis longtemps à revenir au capitalisme primaire du début du XXe siècle. Ils combattent depuis lors toutes les mesures sociales auxquelles ils sont tenus de contribuer. Leur idée de base consiste à dire que la croissance économique, faite librement par des capitalistes égoïstes, créerait une telle richesse qu’elle retomberait d’elle-même sur toutes les couches de la population. Leur plus grand ennemi? Les impôts! Pourquoi? Parce que ce système les «taxe» d’autant plus qu’ils s’enrichissent. Or, les riches ne sont jamais assez riches et toute mesure qui vient réduire l’écart entre leur richesse et les revenus moyens du reste de la population les horripile. L’idéologie capitaliste n’a jamais créé une répartition juste de la richesse envers ceux et celles qui la produisent, les travailleurs et travailleuses, les créateurs, les artistes, etc.
 
Proposer de ramener les impôts à une proportion minimale des revenus de l’État, signifie que celui-ci ne sera plus un répartiteur de la richesse. Il n’aura plus la capacité d’imposer les choix collectifs pour l’existence de tel ou tel service. Il ne pourra plus utiliser sa capacité de «saisir» une juste part de la richesse produite auprès de ceux et celles qui s’enrichissent au détriment de la majorité. La seule option qui lui restera pour augmenter ses revenus, sera de taxer les utilisateurs de services ou les consommateurs de biens. Or, les riches sont les moins touchés par les taxes sur les biens et services, puisque la consommation de biens et services essentiels représente une part moins grande de leurs dépenses comparativement à une personne à revenu faible ou moyen.
 
On peut bien discuter longuement de la valeur des mesures proposées dans le rapport Godbout. Mais, fondamentalement, la véritable proposition qui est faite est celle de passer d’un État social à un État absent ou chétif; passer de citoyens à consommateurs; passer de la démocratie à une féodalité capitaliste.
 
Je ne veux pas de cet avenir pour mes enfants. Nous avons quitté la France royaliste il y a 400 ans et nous avons tenté d’établir ici une société plus juste, moins hiérarchique. Nous sommes sortis de la misère et de la grande noirceur depuis à peine 60 ans. Depuis, nous nous sommes donné un État social inachevé, mais fonctionnel. Oui, il faut le rendre plus conforme à nos attentes. Oui, il faut le financer adéquatement pour éviter l’endettement systématique. Mais il faut surtout partager entre toutes les composantes de la société, individus comme entreprises, le coût de cet investissement collectif qu’est l’État social. Faire sa juste part? Il n’y a que l’impôt qui peut permettre d’y arriver.

La chaîne Future Shop ferme boutique

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30 mars 2015 |La Presse canadienne | Actualités économiques
Avec l’implantation de ces changements, environ 500 postes à temps plein et 1000 à temps partiel seront éliminés.
Photo: Jacques Nadeau
 Le Devoir
Avec l’implantation de ces changements, environ 500 postes à temps plein et 1000 à temps partiel seront éliminés.

La chaîne Future Shop est en voie d’être démantelée.
 
L’entreprise Best Buy Canada a annoncé samedi matin qu’elle la retirerait promptement du respirateur artificiel.
 
Il y aura donc un regroupement des deux enseignes qui s’opérera à la vitesse grand V.
 
Cette fusion s’est d’ailleurs déjà traduite par la fermeture immédiate de 66 commerces Future Shop.
 
De plus, 65 autres succursales de la chaîne seront inaccessibles à la clientèle pendant une période d’une semaine afin de permettre leur transition vers la chaîne Best Buy.
 
Pas étonnant
 
Louis Hébert, professeur de stratégie à HEC Montréal, ne s’étonne guère de la tournure des événements.
 
« Il y avait trop de magasins pour la population. En plus, il y avait une division des forces avec deux marques et des produits quasiment similaires. Il était très, très difficile de justifier, tant sur le plan concurrentiel que du point de vue de l’efficience, de maintenir deux chaînes distinctes », a-t-il dit
 
Le responsable du secteur du commerce de détail chez PwC, Alain Michaud, abonde dans ce sens. « Le maintien de Future Shop et de Best Buy était quelque chose qui était discutable. La différenciation de l’expérience de magasinage entre les deux chaînes n’était pas évidente », a-t-il observé.
 
M. Michaud a ajouté que la restructuration nouvellement annoncée s’inscrit dans une démarche de longue haleine. « Best Buy a fait un bon nombre de réorganisations et d’annonces qui faisaient état d’activités de rationalisation, de coupures de postes, de refontes de structures et de l’ouverture de succursales avec de plus petites surfaces [… ]donc, ce qui se passe, aujourd’hui [samedi], c’est la suite logique des choses », a-t-il expliqué.
 
M. Hébert est persuadé qu’à terme, ce grand ménage printanier sera bénéfique pour l’entreprise qui l’a orchestré.
 
« Ça va sans doute permettre d’alléger les coûts de l’organisation et d’aller dégager des surplus pour investir notamment dans les plates-formes électroniques », a-t-il précisé.
 
Avec l’implantation de ces changements, environ 500 postes à temps plein et 1000 à temps partiel seront éliminés.
 
De nombreux employés ont pris connaissance de ces compressions de personnel en même temps que le public.
 
Cette situation est certes déplorable, mais elle est aussi relativement facile à comprendre, selon Alain Michaud.
 
« Avec les médias sociaux, la rapidité avec laquelle l’information se propage fait en sorte que ça exige des compagnies d’être vigilantes pour protéger leur image et gérer leur message. Malheureusement, pour les employés, ça veut souvent dire d’arriver au travail le matin et d’apprendre comme tout le monde les mauvaises nouvelles », a-t-il soutenu.
 
Le président du Conseil provincial du syndicat des Travailleurs et Travailleuses unis de l’alimentation et du commerce, Antonio Filato, s’insurge face à cette situation, et ce, même s’il n’assurait pas la représentation de la main-d’oeuvre touchée par tout ce branle-bas. « Il n’y a eu aucun respect pour les employés. Ils sont arrivés aujourd’hui [samedi]. Ils s’en allaient travailler et on les a avisés que les magasins étaient fermés. Ça aurait pu être fait de manière un peu plus civilisée », a-t-il déclaré, d’un ton amer.