Les cadavres de deux femmes retrouvés à Notre-Dame-du-Laus

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POLICE LIGHTS
Deux cadavres ont été trouvés tôt lundi matin dans une résidence de Notre-Dame-du-Laus, dans les Laurentides.
Le sergent Marc Tessier, de la Sûreté du Québec, indique qu'un homme de 60 ans s'est rendu par lui-même au quartier général de la Sûreté du Québec à Gatineau aux alentours de 2h40 pour se livrer aux policiers.

Des agents se sont rapidement dirigés vers la maison située sur le chemin Val-Ombreuse. Sur place, les agents ont trouvé deux corps inanimés, de sexe féminin, dont les âges ne sont pas encore connus.
Le suspect demeure détenu. Il a été interrogé par les enquêteurs et pourrait être accusé plus tard lundi.
Le sergent Tessier précise que l'homme connaissait les victimes. La police n'a toutefois pas dévoilé le lien exact qui unissait ces trois personnes.
Des enquêteurs et des techniciens en identité judiciaire se trouvent toujours à Notre-Dame-du-Laus pour analyser la scène de crime..

Washington étudie ses options pour éliminer la «menace» nucléaire nord-coréenne

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9 avril 2017 10h59 |Agence France-Presse | États-Unis

Le conseiller à la sécurité nationale du président américain, H.R. McMaster
Photo: Nicholas Kamm Agence France-Presse
Le conseiller à la sécurité nationale du président américain, H.R. McMaster

Washington — Le conseiller à la sécurité nationale du président américain, H.R. McMaster, a qualifié dimanche de mesure de « prudence » l’envoi d’un porte-avions près de la péninsule coréenne, ajoutant que Donald Trump voulait étudier « toutes les options pour lever la menace » nord-coréenne.

Interrogé sur les raisons de l’envoi du porte-avions, le général en exercice H.R. McMaster a répondu lors d’une interview sur la chaîne Fox : « il est prudent de le faire » face à un régime « paria qui est désormais doté de la capacité nucléaire ».

« Le président leur a demandé d’être prêts à nous donner un éventail complet d’options pour lever cette menace contre le peuple américain et contre nos alliés et partenaires dans la région », a-t-il ajouté, faisant apparemment référence aux conseillers militaires.

De son côté, le chef de la diplomatie américaine Rex Tillerson a estimé que Pyongyang devrait prendre note de la frappe américaine en Syrie.

« Le message que tous les pays peuvent en tirer est que si vous violez le droit international, si vous violez les accord internationaux, si vous ne respectez pas les engagements, si vous devenez une menace pour les autres, à un moment une réponse sera probablement apportée » par les États-Unis, a-t-il déclaré lors d’un entretien sur la chaîne ABC.

Menace nucléaire

Rex Tillerson a d’autre part rejeté des rumeurs sur un projet américain qui viserait à assassiner le dirigeant nord-coréen Kim Jong-Un : « Je ne suis au courant d’aucun plan de cette nature », a-t-il dit.

« Nous n’avons pas l’intention de changer le régime en Corée du Nord. Ce n’est pas notre objectif et donc les raisons justifiant le développement d’un programme nucléaire en Corée du Nord ne sont tout simplement pas crédibles », a martelé Rex Tillerson.

Le porte-avions américain USS Carl Vinson fait route vers la péninsule coréenne, a annoncé samedi le commandement américain dans le Pacifique en mentionnant clairement la menace nucléaire nord-coréenne.

Un envoi annoncé au lendemain de la clôture du premier sommet entre Donald Trump et son homologue chinois Xi Jinping, à qui le président américain aurait demandé de faire pression sur Kim Jong-Un pour qu’il cesse son programme d’armement nucléaire.

Washington a demandé ces dernières semaines « au gouvernement chinois de prendre des mesures supplémentaires. Nous nous attendons à ce qu’ils le fassent », a précisé Rex Tillerson.

« Ils ont indiqué qu’ils le feraient et je pense que nous devons leur donner plus de temps pour agir, et nous resterons en étroites conversations avec eux. Les conversations ont été très ouvertes […] et très candides », a-t-il poursuivi.

La Russie doit faire plus pour éliminer l’arsenal chimique syrien, selon Rex Tillerson

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9 avril 2017 11h26 |Agence France-Presse | États-Unis
Le secrétaire d'État américain, Rex Tillerson
Photo: Joe Raedle Agence France-Presse
Le secrétaire d'État américain, Rex Tillerson
Washington — Le secrétaire d’État américain, Rex Tillerson, s’est interrogé dimanche, deux jours avant une visite capitale à Moscou, sur les réelles intentions de la Russie en Syrie, où elle s’est montrée selon lui « incompétente » pour surveiller l’élimination de l’arsenal chimique du président syrien, Bachar Al-Assad.
 
« Cela va faire partie des discussions que nous aurons quand je serai à Moscou cette semaine : je vais demander au ministre des Affaires étrangères [Sergueï] Lavrov et au gouvernement russe de respecter leurs engagements envers la communauté internationale, quand ils ont donné leur accord pour garantir l’élimination des armes chimiques », a déclaré M. Tillerson dans une interview sur la chaîne ABC.
 
« Pourquoi la Russie n’a pas été capable de remplir cette mission, ce n’est pas clair pour moi. Je ne veux pas tirer comme conclusion qu’ils ont été complices, mais ils ont clairement été incompétents, et peut-être que les Syriens se sont joués d’eux », a-t-il ajouté.
 
Le régime de Damas a été montré du doigt par la communauté internationale pour une attaque chimique présumée mardi ayant fait au moins 87 morts, dont des dizaines d’enfants dans la localité rebelle de Khan Cheikhoun.
 
En réponse, les États-Unis ont lancé dans la nuit de jeudi à vendredi une frappe punitive de missiles Tomahawk contre la base aérienne d’où sont partis les avions ayant largué les armes chimiques sur Khan Cheikhoun, selon Washington. C’était la première intervention directe de Washington contre le régime syrien.
 
« Clairement ce sont les alliés de Bachar Al-Assad », a repris M. Tillerson à propos des Russes. « Ils devraient avoir une grande influence sur lui et le pousser à ne plus utiliser d’armes chimiques ».
 
Damas a nié avoir perpétré une attaque chimique et le président russe, Vladimir Poutine, a considéré les représailles américaines comme une « agression contre un État souverain ».
 
« Je ne pense pas que les Russes veulent une dégradation des relations avec les États-Unis, mais il va falloir beaucoup de discussions et de dialogue pour mieux comprendre quelle relation la Russie veut avoir avec nous », a encore dit M. Tillerson.
 
« J’espère que nous pourrons avoir des discussions constructives avec le gouvernement russe et le ministre des Affaires étrangères Lavrov pour que la Russie soutienne un processus qui conduira à une Syrie stable », a-t-il poursuivi.

« Ça suffit »

« Il fallait faire quelque chose », a dit de son côté sur NBC Nikki Haley, l’ambassadrice américaine à l’ONU, évoquant « l’arrogance » du régime syrien. « Il fallait dire à Assad : “ça suffit”. Et il fallait montrer à la Russie qu’on n’allait plus la laisser couvrir ce régime ».

Le conseiller à la sécurité nationale, le général H.R. McMaster, a lui aussi pointé du doigt Moscou : « On doit demander à la Russie, comment se fait-il, si vous avez des conseillers sur cette base aérienne, que vous n’ayez pas su que l’armée de l’air syrienne préparait une attaque de destruction massive avec des armes chimiques ? », s’est-il interrogé sur la chaîne Fox.

« C’est une excellente occasion pour les dirigeants russes de réévaluer leurs positions. La Russie pourrait faire partie de la solution », a-t-il encore souligné. Mais « pour le moment, tout le monde voit la Russie comme une partie du problème ».